mercredi, juin 28, 2006

Le TIKKO


Un peu de matière sur ce mouvement

Une brochure en français distribuée aux militants en France

Rions un peu avec un extrait illustrant mes allusions aux schismes réguliers

Le TKP-ML se reforme très vite et développe la guerre populaire avec TIKKO. En 1987 un groupe sort du TKP-ML en raison de la ligne opportuniste du comité central du parti, et forme le TKP-ML/TIKKO DABK (comité pour l’Anatolie orientale), tandis que coexiste à côté le TKP-ML menant une conférence critiquant le comité central, ouvrant ainsi la voie de la réunification qui a lieu en 1992.

Mais en 1994 un grave problème de démocratie interne conduit à la rupture entre un parti divisé en deux fractions, qui forment alors le TKP(ML)-TIKKO et le TKP/ML-TIKKO. S’il n’y a pas de différences idéologiques, la vie à l’intérieur du parti est conçue très différemment.

Les militants du TKP(ML) reproche le fait que de très graves " erreurs " de hauts responsables aient été caché et qu’ainsi une atteinte majeure au marxisme-léninisme ait été faite.

[A la fin 1999, le TKP(ML) a officiellement changé de position par rapport au TKP-ML. Si au début la critique faite se définissait comme "déviation mafieuse" puis comme "déviation pragmatiste-machiavéliste", désormais le comité central du TKP(ML) a appelé à l'union des deux partis et demande aux militants de considérer le TKP-ML comme révolutionnaire, marxiste-léniniste.
Cette position est pour nous révisionniste; elle s'accompagne d'une remise en cause de l'action du quatrième secrétaire général du TKP(ML), Cüneyt Kahraman, désormais qualifiée de "gauchiste" par la direction du TKP(ML).- Note de Front Social]

[La transformation du TKP(ML) en MKP a été un pas en avant dans cette liquidation de la tradition du TKP(ML).

La direction du TKP(ML) puis du MKP n'a cessé d'appeler à l'unification alors que le TKP/ML a continuellement attaqué le TKP(ML). - Note du PC(MLM)].

Lisez ca une fois, et faites moi un résumé synthétique!

Le fond idéologique est le même que celui des mouvement de guérilla maoïstes classiques observés en Chine bien sur, au Pérou, au Népal. L'idée d'un "encerclement des villes par les campagnes" et de la création des "zones libérées", bases de départ de la conquête du pays a parfois été couronnée de succès. La théorie militaire d'Öcalan s'appuyait d'ailleurs sur les mêmes principes, mais la stratégie de la terre brûlée de l'armée turque et sa supériorité logistique a contré la bonne connaissance du terrain, le courage et l'endurance des guérilléros kurdes...Les seules "zones libérées" par le PKK l'ont été dans le Dersim et autour du mont Cudi près de la frontière Irakienne. Le mont Cudi est aujourd'hui une surface noire et pelée, totalement rasée au Napalm...

Ce genre de mouvements ne peuvent survivre face à une armée conventionnelle disposant d'hélicoptères de combat et de transport de troupes... et ne disposant pas d'une base populaire suffisamment forte. La gauche armée turque est toujours restée à l'état groupusculaire, sans jamais parvenir à recruter autant que le PKK... ce qui n'a pas empêché de nombreux jeunes militants "idéalistes" de perdre leur vie dans les montagnes ou dans les prisons turques...

3 commentaires:

Ismail a dit…

Ca me fait penser au sketch des inconnus sur le groupe "les tranxene 2000":

- euh, nous avons effectué une scission !

Tom a dit…

C'est tranxène 200 :)

L'hémorragie de tes désirs
S'est éclipsée sous l'azur bleu dérisoire
Du temps qui se passe...
Contre duquel on ne peut rien
Être ou ne pas être
Telle est la question sinusoïdale... de l'anachorète...
Hypocondriaque.

C'est à peu près aussi clair que le programme de ces partis remarque

Piling a dit…

Le plus drôle est que dans les montagnes du Dersim (qui ne sont pas très grandes) tous ces groupes cohabitent avec le PKK.. Qeand je dis "cohabitent" c'est comme dans les prisons ils observent des trêves ou se tapent dessus suivant les 10001 ordres contradictoires et journaliers qu'ils reçoivent du politbüro. En fait les montagnes kurdes c'est comme le maquis corse, plus peuplé en haut qu'en bas !