lundi, janvier 15, 2007

Gooooooong.....c'est parti!

Nicolas Sarkozy fait trop d'honneur à la Turquie! Une place de choix dans son discours d'investiture à la candidature, à grands coups de "la Turquie, qui n'a pas de place au sein de l'Union Européenne".



Pour citer Guillaume Perrier, Nicolas Sarkozy a appris à l'école que la Turquie était en Asie Mineure: il a d'ailleurs redoublé sa sixième et raté le concours de Science po, mais ça, il a retenu.



Comment le lui reprocher? Si chaque "Non à la Turquie prononcé" lui fait gagner 0,000001% en prédiction consolidée d'intentions de votes sur un échantillon représentatif, le jeu en vaut largement la chandelle. Ensuite les promesses tenues, les enjeux stratégiques, économiques, démocratiques...pfff, on verra une fois installé à l'Elysée!



JUBILATOIRE: le site "rayez la Turquie", que je découvre, et qui propose de rayer le petit bout de péninsule anatolienne qui dépasse sur les billets euros!







La mention "vos euros restent valables" est assez cocasse... un seul regret, impossible de déterminer l'origine de cette courageuse initiative...









16 commentaires:

Maurice a dit…

En France et en me référant à l’Eurobaromètre standard 63, il se révèle que 70 % des personnes interrogées en France sont hostiles à l’entrée de la Turquie dans l’Union. Xénophobie ou pas, fantasmes ou craintes imaginaires, les Français ne sont pas les pires dans ce monde de craintifs et de paranoïaques : 80 % des Autrichiens sont hostiles à la candidature turque, 74 % des Allemands, 72 % des Grecs, 62 % des Danois, 61 % des Belges.

Sarkozy rase et caresse dans le sens du poil pour récupérer beaucoup, beaucoup de voix, et je ne suis pas loin de penser que si par malheur il gagnait les élections, il le devrait à ces électeurs qui vacillent de la gauche à l’extrême droite et qui croient que Sarko est leur dernier rempart !

Mes sources d’information et d’investigation : Eurobaromètre Standard (organisme européen de sondages d’opinion en Europe)

Jacky a dit…

Les anti-Turquie primaires à la sauce de Villiers ou Del Valle (c'est marrant, ça se ressemble trop phonétiquement) sont pathétiques. Ils rèvent d'un bloc chrétien ou ils supputent l'existence d'une culture "européenne" de fond sur base de judéo-christianisme.
Bref, c'est un argumentaire débile.

D'un autre côté, poser les termes du débat : "êtes-vous pour ou contre, blablabla... dans l'UE?" c'est une jolie manipulation qui vise à entériner le débat sur la construction européenne elle-même.

Ce qui est sous-entendu, c'est "de toutes façons, vous êtes pour la construction d'un bloc européen quel qu'il soit, vous êtes atlantiste".

Donc, un petit rappel nécessaire sur le fait que le monde ne se divise pas entre les pro et anti Turquie, on peut aussi concevoir cette question comme dépourvue de sens et même de noblesse d'esprit.
Ce n'est pas une "juste cause".

Anonyme a dit…

Oui, Maurice effectivement qu'ils proviennent de telle ou telle source, les chiffres confirment bien la tendance que vous exprimez, soit une hostilité générale à la perspective de cette adhésion.
On peut l'expliquer, on peut la comprendre. On peut la regretter. Ou non. Et surtout déplorer qu'une ou que de telles dipositions des opinions publiques soient exploitées et de la sorte confirmées de la façon la plus lâche et la plus mensongère qui soit.

Déplorer également qu'on puisse ainsi penser pouvoir construire je ne sais quelle Europe, en référence à je ne sais quelles évidences, comme si l'Europe à construire préexistait déjà à ce que nous avons à faire (c'est la définition même du conservatisme).

Alors non Jacky, la Turquie en Europe parce qu'il s'agit de la Turquie et qu'on y boit du bon raki. Non et encore non: ce ne serait qu'un pauvre et bien vain lobbying ( ce dont vous nous accusez parfois, si je vous suis)

Mais la Turquie en Europe au nom d'une certaine idée de l'Europe, là , oui, je crois qu'il s'agit d'une grande idée, d'une "juste cause" : encore faut-il avoir une idée, une certaine ambition pour l'Europe (ce qui de plus en plus tend à relever de l'utopie). Ambition qui en dépasserait les contingences actuelles (économiques, politiques, allez lâchons le mot, capitalistes et libérales) qui ne sont guère réjouissantes convenons-en.

Alors non, il n'y a pas les pro-Turquie et les anti-Turquie : mais je pense que le débat, si débat il doit y avoir sur l'avenir de l'Europe risque de tourner - avec ou sans la Turquie d'ailleurs - autour des problèmes et des questions que peut soulever la perspective d'une adhésion aussi peu évidente pour le sens commun (même le mien). Ce sera la question de savoir si nous sommes en mesure de nous doter d'une démocratie à l'échelle européenne (démocratie politique, sociale etc...), sorte de préfiguration de ce que Attali présente comme une "hyper démocratie" à l'échelle globale.
Mais ce serait aller trop loin que de continuer.
Bien à vous
François

anne a dit…

Tom,

J'avais lu cette proposition de rayer la Turquie sur les billets de banque sur un site arménien. Si je le retrouve, je te fais signe.

Quant à Sarko, c'est un QG de combat qu'il installe ou quoi? Au coeur de la "petite Turquie" et au milieu des clandestins.
Il serait quand-même inspiré de ne pas en rajouter sur l'intégration de la Turquie, ça risque de lasser les Français. (le "danger" n'est pas à la porte). Et s'il pense devenir président du pays, il sait que les entreprises françaises ont quelques intérêts là-bas...

Il y a en a pour des années de négociations. D'ici là, la Turquie, l'UE et espérons la France auront changé..pour peu qu'alors la tendance s'inverse dans les sondages, parions que démago comme il l'est, Sarko deviendrait turcophile!!
C'est peut-être en prévision de ça qu'il prend les devants et s'installe dans le 10°!

Jacky a dit…

"Déplorer également qu'on puisse ainsi penser pouvoir construire je ne sais quelle Europe, en référence à je ne sais quelles évidences, comme si l'Europe à construire préexistait déjà à ce que nous avons à faire" pour moi, ce n'est pas la définition même du conservatisme mais du nationalisme.

Ceux qui voient la France là où n'y avait que des Basques, des Bretons, des Occitans...

Ceux qui voient la Turquie là où il n'y avait que des Kurdes, des Arabes, des Lazes...

Et maintenant, l'Europe homogène dans un monde de diversité...
On tente de donner une définition à une future entité englobante avec les critères habituels utilisés par les nationalistes. On définit quelque chose qui n'existe pas encore par quelque chose qui a déjà existé. On est en pleine double-pensée, là... c'est le propre du nationalisme et ce n'est pas surprenant que cela vienne des camps de la droite.

Ensuite, je n'accuse pas "turquie européenne" de "faire du lobbyisme" ou d'être un lobby ou je ne sais quoi même si c'est le cas de facto.

Je dis deux choses :

- il y a des projets plus ambitieux et plus "justes" que celui de faire entrer un pays dans une organisation internationale qui a pour principal vecteur l'économie et le marché d'autant plus quand ce rôle est assumé largement par d'autres lobbies bien plus puissants et pathétiques comme l'uetd pour ne citer que lui.

http://www.uetd-brussels.eu/index.php

- le fait de prendre la posture du pro-Turquie dans l'UE a plusieurs corollaires : on s'acoquine avec certains milieux "progressistes" et "démocrates" qui reflètent d'autant une certaine élite kémaliste turque moderne ; on en vient à défendre, toujours par posture, des personnages hideux comme Büyükanit, des politiques qui ont pas mal de sang sur les mains comme Ecevit en leur consacrant une sorte d'hommage post-mortem, on fréquente les soirées ferrero de l'ambassade, on tolère l'intolérable...

Pour attali, je l'aime vraiment pas. C'est un petit merdeux de mittérandiste, pseudo-visionnaire de rien du tout. Bref, c'est vraiment pas une référence.

Par exemple, il considère que la société états-unienne (donc son système politique, sa monoculture, son capitalisme, son homogénéisation, etc...) préfigure ce que sera sa société mondiale de demain. Pour lui, il n'y a pas d'autre choix que d'imiter les Etats-unis puisque ce phénomène d'états-unisation est de toutes façons inéluctable.

J'ai l'impression que sa vision n'a pas évolué depuis le système bipolaire dans lequel il a travaillé comme conseiller avec la référence systématique aux Etats-unis.

Enfin, on parle de la Turquie, surtout mais à mes yeux, il n'y a aucune raison de former "un bloc" que ce soit avec ou sans la Turquie et donc aucune raison de former un bloc par rapport à la Turquie bien sûr comme par rapport au reste du monde.

Maurice a dit…

Pour répondre en deux mots à Jacky
L’idée d’accueillir la Turquie dans l’Union, c’est d’une certaine façon un hommage que l’Europe entend rendre à ses frères turcs europhiles depuis toujours. Je ne vois ce que la Turquie aurait à gagner matériellement dans l’affaire de l’adhésion si ce n’est qu’elle risque gros en matière de colonisation de la Turquie par des grands groupes multinationaux qui s’engouffrent par tous les procédés juridiques dans la faille turque pour en faire un fromage.
En tout cas personnellement je ne suis pas dupe de ce marché de dupes qu’est l’Union européenne qui n’a plus de sens et qui est un immense hypermarché à l’échelle d’une population de près 460 millions de consommateurs !
Malgré tout, je reste favorable à l’entrée des Turcs, après tout pourquoi leur refuser ce qu’on a accordé à la Perfide d’Albion ?

Anonyme a dit…

Jacky,
Pour ce qui est de l'élite progresso démocrate néo kémaliste moderno je ne sais quoi, soyez plus explicite : personnellement je ne vois pas qui vous visez et des "démocrates" que je connais (ils sont peu, "bir avuç insan" dixit Baskin Oran) j'ai peine à les associer à ce portrait que vous brossez.

Pour ce qui est de "l'hommage à Ecevit" (j'imagine sur TE), ce n'en était pas un : seulement un papier pour souligner la fin d'une page (qu'elle vous ou nous ait plu ou non) politique et historique en Turquie. Je n'ai aucune sympathie pour le personnage, loin de là, ou du moins pour ses idées nationalistes de gauche mais sa mort d'Ecevit correspond à la tombée en débilité profonde et concrète du nationalisme étroit en Turquie : voilà ce qu'il fallait en comprendre. Encore fallait-il le lire.

Pour ce qui est de Büyükanit, je maintiens ce que j'ai dit : un soldat qui s'est battu, à Hakkari notamment, mais doté d'une intelligence politique et tactique qui a déjà été utile à la Turquie par le passé. De là à dire qu'il sera celui qui permettra à Evren de passer devant un tribunal : non. Mais là on a encore du pain sur la planche. On en revient toujours au même point : faut-il donner leur chance aux choses et aux évolutions ou faut-il attendre (et prier, non je ne vous ferai pas cette insulte) que les salauds soient fusillés ou éliminés par on ne sait quelle opération du saint esprit ?

Enfin, last but not least : nous sommes complètement d'accord sur cette histoire de nationalisme que je qualifie de conservatisme. C'est le conservatisme que notre époque a enfanté. Et quand je vois qu'insidieusement on le réinvite à la table du banquet européen en se fendant de déclarations débiles sur l'identité judéo-chrétiano je ne sais quoi, ça me fait peur.
Alors puisque vous n'avez pas aimé Attali (que vous critiquez trop vite, un peu comme le prétendu hommage à Ecevit), je dirai que je lui préfère Antonio Negri et sa passion anti-nationaliste qu'il canalise d'ailleurs dans un engagement pro-européen, malgré tous les défauts de l'Europe actuelle : ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain. Vous me donnez, Jacky, parfois l'impression de vous livrer à cet exercice.
Bien à vous.
François

Jacky a dit…

Pour Maurice, rapidement : je me sens complètement étranger à la notion des Européens et des « frères » turcs. Ca ne veut rien dire. Il n’y a pas une réalité telle. Non pas qu’il n’y ait jamais de fraternités entre « des Turcs » (ou n’importe qui) et « des Européens » mais que les Turcs europhiles sont en fait bien souvent des nationalistes et kémalistes intolérants et qui la plupart du temps du sang sur les mains, ce sont des oligarques, des partisans de la manière forte, des monstres qui assassinent leur propres concitoyens.
D’ailleurs, je le répète : je ne prends pas position dans ce faux débat pour/contre. Mais cette réaction témoigne à quel point, il est difficile d’en sortir.

Sinon, encore une fois, on se fout gentiment de la gueule du monde.
Il faut pouvoir appeler un chat, un chat :

Sur le site « Turquie européenne », un hommage a été rendu à ce bourreau d’Ecevit.

Je cite un extrait : « C’était un vétéran de la gauche, un nationaliste convaincu et un symbole de probité »

Après, jouer sur les mots pour ne pas assumer le parti pris, c’est autre chose.

Plusieurs bourreaux sanguinaires sont morts ces derniers temps : Ecevit, Pinochet, S. Hussein.
On a largement rappelé ce qu’avaient été les « règnes » des deux derniers mais on a moins évoqué les crimes d’Ecevit. Et pour avoir bien lu et relu cet article, sur « Turquie européenne », rien là-dessus. Cela tranche avec les deux autres partout ailleurs.
C’est cela la complaisance, il n’y a pas grand chose à ajouter.

Cela ne veut pas dire que toi, Thomas ou d’autres, pensez tout ce que l’auteur de cet article écrit, de cela il y a matière à voir le 180° d’opinion ; ça veut simplement dire que les membres de l’assoc. publient sur leur site ce genre de truc. Idem pour l’histoire du complot anti-Büyükanit. Ce sont des conneries, ça pue, mais encore une fois, le vrai problème, c’est la complaisance affichée par rapport à une telle opinion.

Quant aux « démocrates turcs », j’ai été assez explicite : j’ai donné un lien, plus démonstrateur et explicite que ça, c’est difficile.
Ces mêmes « démocrates turcs » qui sont en fait d’affreux nationalistes à l’esprit étroit desquels tu fais toi-même une bonne définition sont également ceux avec lesquels « Turquie européenne » entretient « une cordiale entente » pour savoir s’il convient de manifester ou non à Lyon par exemple, ce sont les diplomates, etc…

Anonyme a dit…

Jacky,
On ne comprend décidément rien. Mais enfin.

Chacun pourra se faire une opinion de votre art de la nuance.
Que vous aimiez ou non, Ecevit a été, fut un temps, le héraut des valeurs de gauche. On écrivait son nom sur le flanc des collines. Il a porté un espoir au tournant des années 70 pour se faire ravaler le cerveau ensuite par un méchant virus nationaliste . Et cela n'enlève pas sa probité au bonhomme : comme vous il a toujours cru en ses idées, et n'a pas cherché le pouvoir pour les privilèges et autres avantages.
Ensuite si Ecevit est un fumier, alors mettez aussi dans le sac Özal, Yilmaz, Ciller bien entendu, Agar, et allez donc Erbakan, Kivrikoglu, Bahçeli, Demirel, Aydin, et puis Cem, Cindoruk... je ne sais pas encore... Y'en d'autres .

A ce compte-là, restent les poètes. Et encore. Et puis pas mal de monde à flinguer. C'est plus simple effectivement.

Quant à vos savantes extrapolations quant au contenu des négociations entre je ne sais qui, les diplomates j'ai rien compris et les "démocrates" turcs lors des manifestations de Lyon : nous ne devons pas avoir la même définition du terme. Et vous devez être en possession d'informations qui ne nous sont pas parvenues.

Bien à vous.
François

Jacky a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Jacky a dit…

Plus laconiquement, on va dire qu'on n'a pas du tout la même définition "des valeurs de la gauche", ce dont je ne doute pas une seconde.

Contrairement à ce que l'article de Turquie européenne pourrait laisser croire, la carrière d'Ecevit ne s'est pas arrêtée après le coup d'Etat de 1980 et s'est encore moins limitée à ce "baroud d'honneur" de 1999-2002.

Touchant hommage donc, mais qui occulte une partie importante de la réalité :

En 1987, il est président du DSP, un parti de "gauche" similaire au CHP mais bien plus intransigeant sur la question kurde et plus généralement sur la problématique des minorités.
Ce qui est particulièrement parlant sachant le manque d'ouverture complet qu'il pouvait exister à cet égard. Une situation qui n'a guère changé en réalité.
La direction du parti est toute centrée autour de sa personnalité et celle de sa femme, ce qui donne un très bel exemple de la manière dont il concevait le partage du pouvoir et sa conduite.

De 1997 à 1998, le DSP participe à une coalition gouvernementale avec l'ANAP. Ecevit est vice-premier ministre. Il peut ainsi poursuivre la désastreuse politique menée au Kurdistan qu'il n'a pas participé à arranger, en témoignent les réfugiés qui continuent d'affluer vers l'Europe.

En 1999, le gouvernement de coalition mené par le "symbole de probité" inclut l'extrême droite turque (MHP).
Quelques mois plus tard, quand le FPO de Jörg Haider entre en coalition avec l'OVP de Wolfgang Schüssel, l'Europe s'émeut comme jamais et l'Autriche est mise pour un temps au ban des affaires européennes.
Une des conséquences les plus graves de cette alliance brune claire et foncée a été la date du 19 décembre 2000 où après 60 jours de grève de la faim de la part des prisonniers opposés à l'introduction de l'isolement carcéral systématique en Turquie, 10000 soldats ont été lancés contre eux employant des méthodes inhumaines insoupçonnées : violence physique, viol à la matraque et gaz corrosif. Nom de l'opération : "retour à la vie". Bilan de l'opération : "28 morts et des centaines de blessés".

Par la suite, les violences policières ne cesseront pas à l'encontre des grévistes de la faim et des manifestants contre l'isolement.

Voilà donc le genre d'info qu'on ne risque pas de lire sur le site de la dite "Turquie européenne" trop occupée à ménager ses contacts.
Concernant, les milieux turcs avec lesquels s'acoquine "Turquie européenne", comme tout un chacun, je suis limité à l'information que l'on trouve sur le site de l'assoc. et à quelques souvenirs. Ce qui est déjà largement suffisant.

Un peu de lecture :

http://www.bleublancturc.com/News/Cocktail_190604.htm

Anonyme a dit…

Jacky,
Pour ce qui est des valeurs de gauche, oui et ouf je respire nous n'avons pas les mêmes : je ne suis malheureusement qu'un pauvre socio-traître. Mais ça me va bien.

Pour ce qui est du "touchant hommage", vous semblez avoir un problème de surdétermination du sens à l'aune de vos propres souvenirs et/ou passions.
Mais à cette aune-là précisément, tous les dirigeants turcs ont un passé de bourreau pour autant que leur esponsabilité directe puisse être mesurée / ou leur irresponsabilité (non moins directe). Je ne citerai que le fils Inönü dont les valeurs sont aux antipodes de celles d'Ecevit (et des vôtres par la même occasion) qui a été dans l'impossibilité de conserver quelque lien que ce soit avec les députés kurdes élus sous le parapluie de son parti le SHP, situation menant à ce que l'on sait.
Le "touchant hommage", du moins pour la partie que vous citez est tout droit tiré de la prose AFP la plus classique qui soit et que nous avons utilisée pour introduire un article rédigé deux ans auparavant par l'un de nos auteurs qui avait fait un papier à destination d'un quotidien de la presse européenne lors du retrait d'Ecevit de la vie politique. Et il n'y a bien qu'à vous que ce passage puisse arracher des larmes.

Ensuite si vous voulez tous les pendre haut et court pour faire oeuvre de propreté politique, je ne réponds pas du résultat...

Enfin sur TE, vous fantasmez mon cher !! TE est une toute petite association qui ne roule que sur le fonds constitué des cotisations de ses membres et dont les contacts ne sont ni institutionnels (consulat ou autre : ou alors vous détenez des informations ultra précises et inconnues de votre serviteur lui-même ; ça lui ferait mal !) ni économiques (la TÜSIAD fait sa cuisine dans son coin avec toute la morgue dont sont capables les grands patrons sûrs de leur stratégies de com ; en gros ils nous méprisent et on s'en porte d'autant mieux).

Que vous dire d'autre ?! Je ne sais pas ; adhérez et vous jugerez en toute connaissance de cause !
Pardon pour cette proposition en forme de boutade.
François

Jacky a dit…

Pour le comique de la situation, il est difficile d'utiliser l'argument du relativisme tant les années qui ont suivi le coup d'Etat ont été meurtrières.
"Et les autres sont-ils aussi des bourreaux ?" Je propose qu'un petit résumé succint et honnête soit fait de leur biographie à chaque nouvelle disparition tout comme on a pu le lire pour Pinochet et S. Hussein. Il y aurait matière à énumérer. Ce serait la solution la plus objective.
Dire : "tu dis cela pour Ecevit mais que dis-tu pour Bahceli ?" c'est vraiment risible. Mutatis mutandis, ça reviendrait à dire "tu critiques Chirac sur ce point mais oserais-tu dire cela de Lepen ?" ou mieux "tu veux enfoncer Berlusconi mais en dirais-tu autant de Bossi ?"
Ce n'était que le meilleur exemple mais assez significatif (voir plus haut).

Mieux le coup de "c'est l'AFP qui l'a écrit, c'est pas nous !". Moyen comme excuse, surtout quand tout un chacun peut tomber sans problème sur "le symbole de probité" en surfant sur les pages les plus accessibles du site.

Idem pour la TÜSIAD, le lobby du patronat turc par excellence. Vous vous auto-détestez, certes, mais "Turquie européenne" met un accès en ligne aux plus récents bulletins du lobby patronal (qui figure comme "auteur").

http://www.turquieeuropeenne.org/auteur55.html

Autre chose, je n'ai jamais fait passer l'assoc. pour ce qu'elle n'était pas à savoir un lobby puissant financé par les diplomates et les patrons turcs. Je rappelais juste qui fricotait avec qui.

Alors, après les bulletins de TÜSIAD, les bulletins de TAYAD ?
Ca aussi ce n'était qu'une boutade...

Tom a dit…

Jacky tu ne crois pas qu'il y a plus grave juste maintenant? :(

Jacky a dit…

Pour Hrant Dink, j'apprends maintenant...
Ben, oui, ça fout les boules.

Raed a dit…

"La mention "vos euros restent valables" est assez cocasse... un seul regret, impossible de déterminer l'origine de cette courageuse initiative..."

C'est fait par le site/association d'extrême-droite Occidentalis, un site qui gère entre autre le site France-Echos.