mercredi, janvier 25, 2006

Echanges et partenariats

Suis quand même en Hongrie pour bosser, y a pas que les Kurdes dans la vie!

Un petit link vers le programme qui m'envoie ici (Vous reconnaitrez ma tête de réjoui, deuxième en partant de la droite), ainsi qu'un vers le site de ma nouvelle ONG, Helsinki Committee...


mardi, janvier 24, 2006

Le soleil à l'ombre: conditions d'emprisonnement d'Abdullah Öcalan"

Sempiternelle rengaine en Turquie: manif pro-öcalan, provocation des policiers qui n'en demandaient pas tant, matraquage. Petite innovation avec le molotovage d'un bus IETT qui passait par la...les slogans sont par contre toujours des trésors de créativité pour défendre LA cause n°1 des kurdes, que tout en devient secondaire tellement c'est tragique.



"Notre soleil (Ndlr: Abdullah Ocalan) nous éclaire, nous ne laisserons personne l'obscurcir", pouvait-on lire sur une de leurs banderoles". (AFP, 22 janvier 2006)

Le Soleil à l'ombre, c'est dingue que j'aie pas pensé à ce jeu de mot foireux depuis le temps. Heureusement il y a le département communication du PKK pour ça.


Beaucoup moins drôle, enfin si mais tragiquement, les déclarations de l'astre solaire au mitard. C'en est obscène...Tout d'abord on apprend qu'Apo pense au suicide. On est pris d'une lueur d'espoir. Ses avocats s'insurgent, il a fait 20 jours de quartier disciplinaire, plus 7 pour la route. Il n'avait accès ni à ses livres, ni à sa télé, ni aux journaux Ca fait penser à "Abel Chemoul" dans le sketch des inconnus. "Emprisonné dans les geoles fascistes, il n'a ni la cinq, ni la six"

Mais la clairement, il faut noter l'injustice de la punition: "I didn't provoke the people, I didn't give instructions to organisation, I only defend the education in mother-language".

Ca il faut l'avouer, Apo a gueulé depuis 7 ans sur tout ce qui pourrait ressembler à une révolte kurde, en Turquie comme en Syrie...Par contre pour l'éducation, le fait que sa propagande ait été toujours faite en turc et que ce soit la langue de "travail" du PKK le dispense de faire des commentaires.

"There is a strategical cooperation between Prime Minister Recep Tayyip Erdogan and Deniz Baykal. They want to silence me. I don't understand this"

Moi j'ai une petite idée...ils l'ont pris en pitié et pensent que plus il l'ouvre, plus il se fait du tort, donc ils essaient de le faire taire. Limpide.

La ca devient sérieux, on parle torture.

"I strained to look same white wall in the cabin. They want to batter me in psychological way. Except this, during this time, all my communication with external world had been cut off. And my health situation became heavier."

Apo a toujours dit qu'un kurde qui parlait sous la torture était un traître, et conseillait pour résister à la gégène et aux coups dans les roustons de penser très fort à lui. Visiblement, un mur blanc c'est le niveau au dessus. Insoutenable. Ils pourraient le laisser accrocher des photos de lui, ou des lettres de fans je sais pas.

Et ca empire.

"The window of Ocalan opens completely or closes completely. Sometimes he said that the room becomes airless, but while he opens the window he feels cold."

Je n'en dirai pas plus, des enfants pourraient tomber sur ce blog et en apprendre plus sur la torture par fenêtre qui ouvre. Une photo de l'oubliette tout de même.

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Moi ca me rappelle ma chambre d'interne en prépa, en mieux.

Rappelons que plusieurs milliers de Kurdes et de Turcs sont encore en prison pour des délits d'opinions, dans des conditions probablement légèrement plus dramatiques...


lundi, janvier 23, 2006

Le PKK et le Kurdistan Irakien

Aidé logistiquement à ses débuts par le PDK, le PKK d'Abdullah Öcalan témoigne pourtant rapidement de son hostilité à un parti jugé, sans surprise, « féodal », « arriéré » « pro impérialiste », au socialisme « non scientifique ». Et toc. Une douzaine de cadres du PDK sont assassiné en 1984 par des militants du PKK, leurs corps étant ensuite livrés aux Irakiens. Lors des premières élections kurdes de 1992, le PKK crée un parti appelé PAK, parti de la liberté au Kurdistan, qui appuie la « liste verte » de l’UPK. L'alliance turque du PDK (l'UPK étant lui traditionnellement appuyé par l'Iran), qui laisse les forces turques pénétrer dans sa zone et les aide à combattre les forces du PKK, explique l'attaque coordonnée avec l'UPK sur la région du Badinan le 26 août 1995, le PKK mobilisant 2000 maquisards, dont une partie recrutés sur place.

Lors de la prise d’Erbil par l’UPK en novembre 1994, le PKK avait pu y ouvrir des dizaines de « bureaux », véritables bastions armés. Sommés par le PDK (sous pression turque) de quitter la ville, les combattants du PKK refusent sur ordre personnel d’Öcalan : si les affrontements qui s’en suivent tournent à l’avantage du PDK, la rupture est consommée.

Non invité aux négociations de Drogheda en Irlande, visant, sous l'auspice de représentant américain Robert Deutch à réconcilier les deux partis ennemis PDK et UPK, Öcalan , s'étant rapproché de l'UPK, lance une offensive générale dans les montagnes au nord d'Erbil. Les combattants du PKK infiltrent le Kurdistan Irakien par la Syrie et l'Iran et harcèlent les forces du PDK, déjà en position de faiblesse face aux troupes plus nombreuses et mieux armées de l'UPK.

La présence du PKK au Kurdistan irakien a été lourde de conséquences pour les populations de la zone frontalière avec la Turquie : les incursions turques répétées et les offensives du PKK contre le PDK ont contraint des dizaines de milliers de civils des régions montagneuses des gouvernorats d’Erbil et Dohuk à se réfugier plus au sud : la ville Zakho, située à 20 kilomètres de la frontière a été le cadre d’affrontements directs entre le PKK et l’armée turque. On estime à 3800 le nombre victimes kurdes irakiennes, en majorité des civils : 360 villages ont de plus été détruits.

Une nouvelle offensive conjointe de l'UPK et du PKK avec soutien iranien a lieu le 13 octobre 1997, et fait passer des régions entières sous leur contrôle. Elle est contrée par une intervention turque ramenant leurs troupes en deçà des positions occupées avant l'offensive. Le statut quo régnant entre PDK et UPK à partir de 1997, couplé à l'arrestation d'Öcalan le 15 février 1999 à Nairobi met le PKK sur la touche: l'UPK tente de se rapprocher de la Turquie et reçoit une aide financière pour lutter contre son ex allié: les troupes du PKK se sont en effet retirées en Irak (si l'on omet le groupe de 1000 guérilleros sommés par Öcalan de se rendre aux Turcs en gage de sa bonne volonté...). Il reste qu’elles offrent une belle résistance et que l’UPK doit se retirer après une cinglante défaite. Le conseil présidentiel du Kongra Gel déplore d’ailleurs en juillet 2000 « l’agressivité » des deux partis kurdes irakiens à son égard. Le PDK quant à lui refuse à partir de 2000 de combattre le PKK, invoquant le cessez le feu proclamé par Öcalan en septembre 1999. C’est ce qui conduit la Turquie a refroidir ses relations le mouvement de Barzani et à commencer à appuyer l’UPK.

Les restes de la présence du PKK au Kurdistan irakien sont dus à la tolérance de l’UPK, qui ne le combat pas sous réserve qu’il ne nuise pas à ses intérêts. Mr Zebari, chef de l’UPK à Mossoul rencontré au Août 2005 avait proclamé l’absence de toute hostilité de l’UPK envers d’autres « frères » kurdes.

Emprisonné à Imralı, Öcalan n’est pas avare en déclarations fracassantes sur la situation du Kurdistan Irakien : Entre deux complaintes sur de mystérieux « écoulements » dans sa tête, il dénonce dans un entretien avec ses avocats le 25 juin 2003, Talabani et Barzani comme des « chefs tribaux », des « nationalistes primitifs », et leur volonté de créer un Kurdistan indépendant comme un « désastre » en puissance, un « second Israël » On voit la qu’Apo est très rancunier, Israël ayant fortement aidé à sa capture au Kenya par les services secrets turcs. L’opposition d’Öcalan au gouvernement régional kurde s’explique essentiellement par le fait qu’il n’apprécie que peu que la première expérience étatique kurde durable se fasse dans l’ignorance totale de Sa pensée et de Ses préceptes, surtout de Son concept lumineux de « Confédéralisme démocratique » que personne n’est encore réellement parvenu à décoder. Si j’ai bien compris, il s’agirait de convaincre Irak (à qui vrai dire on ne demanderait de toutes façons pas l’avis), Iran, Turquie et Syrie de laisser leurs régions kurdes tisser des liens politiques économiques et culturels, laissant émerger une sorte de Kurdistan dans le respect de l’intégrité territoriale des Etats susnommés. Evidemment ça sonne bien, on dirait une Eurorégion : il reste qu’il est nettement plus facile de convaincre la France et la Belgique de laisser Nord Pas de Calais et Wallonie signer des contrats que de faire se réunir Ahmadinedjad, Bachar El Assad et Erdoğan pour parler d’autre chose que de coordination de la répression. Apo tient pourtant dur comme fer à son idée, et s’emporte contre les Kurdes syriens qui ont le mauvais goût de s’insurger au Newroz 2004 à Qamilso : Les Syriens sont de bons gars, Öcalan a « mangé leur pain », et, malgré son lâchage spectaculaire en septembre 1998, leur voue une éternelle gratitude.

Le PKK dispose aujourd’hui d’un camp principal au nord de Suleymanye dans les monts Kandil. Ses troupes semblent transhumer entre Irak et Iran. Son camp irakien est une « vitrine » très prisée des journalistes, qui se voient offrir de véritables visites guidées : un article type décrit généralement le fait qu’il y a beaucoup de femmes, des portraits d’Apo partout, et un terrain de volley où garçons et filles jouent joyeusement. Quelques uns notent tout de même que les combattants sont effroyablement maigres et ont une fâcheuse tendance à répéter les mêmes phrases dans le même ordre, ce qui laisse soupçonner une éducation politique poussée. Quant au chiffre de 5000 combattants, invariablement cité par les Turcs et le PKK lui-même depuis 1999, il est difficilement vérifiable. Depuis la reprise des combats contre l’armée turque (à base de courageuses mines télécommandées et d’enlèvement- relâchements de maires, policiers et conscrits), une grande partie des forces du PKK a de plus réinfiltré la Turquie.

jeudi, janvier 19, 2006

Hassankeyf sous les eaux?

Avouez que ce serait dommage...mais Siemens en a très très envie!




Charmant Türbe Seldjoukide n'est il pas? La restauration à base de carrelage de toilettes l'est nettement moins...Quand on a contre soi Siemens, le gouvernement turc , et des restaurateurs qui restaurent à la pelleteuse...
Je jette une photo des criminels à la foule hostile, ca leur fera les pieds.

Scènes de rue à Hassankeyf. Comme tout le Sud-est, le village est frappé par un fort chômage, et espère beaucoup du tourisme. Le barrage aiderait évidemment à noyer le problème...


Oups, et Hassankeyf

Me rend compte fort opportunément que je n'ai pas encore publié de photos d'Hassankeyf...même si vous trouverez probablement la ville dissequée sous toutes ses coutures sur le site de Roxane, je tiens à participer aussi. Voilà donc quelques vues de cette petite merveille en sursis...


Le pont (promis à être submergé)

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Coucher de soleil sur le Tigre...

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Ch'tis n'enfants kurdes (?). J'avoue qu'en voyant le blondinet j'ai un doute. Je soupçonne un lointain ancêtre normand, peut être de la cour du comté d'Edesse pendant les croisades...


Il est mignon celui-la...mais les cernes sous les yeux traduisent une mal nutrition préoccupante...

Celui-la a passé exactement 1h à me regarder comme ça, entre Hassankeyf et Midyat! Je devais avoir l'air particulièrement méchant...

Maden Dagi, un film qu'il donne envie de le voir.



En manque de turquie et de kurderies? Voilà un petit résumé de film objectif et impartial par Ismail, un expatrié qui vit en Turquie depuis 2 ans. Pris au piège en famille lors du Bayram, il doit affronter le spectacle décrit ci-dessous...Sortez les mouchoirs, et dites vous que le film du dimanche soir sur TF1 n'est finalement pas si mal...

Ca s'appelle "Maden dağı" (1978). L'acteur principal est un chanteur kurde Izzet Altınmeşe (dans le film il a pas de moustache, mais si vous faites une recherche sur google vous verrez que sur ses pochettes de disque il en porte et que le doute sur ses origine n'est des lors plus permis !).

Alors c'est l'histoire d'une famille endettée aupres de l'ağa du village. Ils ont une fille, Rabiha, et une sorte de fils adoptif. Alors l'Ağa veut se marier avec la fille mais bien sur elle ne veut pas ! L'Ağa arrive a convaincre la mere par l'apport d'une mega-dot mais le pere est plein de beaux principes et ne veut pas marier sa fille de force. Jusqu'au jour ou l'ağa lui dit : "soit tu paye ta dette, soit tu donnes ta fille"

Bon alors la on commence a decouvrir que le fils adoptif (Izzet Altınmeşe) est amoureux de la fille. Alors il s'endette et va payer la dette du pere aupres de l'Aga en lui demandant de les laisser tranquille. L'Aga est furieux et fait meme executer un autre pretendant.

Bon apres ca on decouvre que la Rabiha est aussi amoureuse de Izzet (le fils adoptif, vous suivez ?). Alors ils en parlent au pere et il est d'accord. Tout va bien alors ! Mais non, impossible que tout aille bien, on est dans un melodrame pas un conte de fée !

Izzet est maintenant endetté et doit aller travailler a Istanbul pour rembourser ...

Donc on fait le point au milieu du film :

- Izzet est resigne et part a Istanbul ou il gagne sa vie comme chanteur (c'est son vrai métier dans la "vraie" vie)

- La fille (qui pleurniche depuis le debut du film) attend son retour dansla peine.

- Le pere est solidaire et compatissant envers les fiancés.

- L'Aga est fou de rage et jure de trouver un moyen pour avoir la fille

-La mere, tres portee sur l'argent (c'est le personnage clé du drame), prefererait l'Ağa qui est un meilleur parti et complote avec lui en secret.

Si j'etais salaud je vous raconterai pas la fın mais je suis gentil !

Izzet chante dans un cabaret et devient aveugle (si, si, serieux !). Un client medecin prend pitie de lui et le soigne et il recouvre la vue (n'y voyez cependant pas la trace du moindre espoir). La femme du medecin (enfin c'est ce que j'ai compris) tombe platoniquement amoureuse de Izzet et assiste a tous ses spectacles.

Izzet reste fidele a sa fiancée et envoie de l'argent a sa famille, M A I S la mere intercepte le courrier et le detruit et empoche l'argent (et se fait traiter de sorciere par les telespectatrices !)

Le pere et la fille se demandent pourquoi Izzet ne donne pas de nouvelles et le pere monte a Istanbul. Il retrouve discretement Izzet et le voit en compagnie de la femme du medecin (je vous rappelle qu'il y a rien entre eux !). Le pere interprete mal ce spectacle et croit qu'Izzet les a oublie et en rentrant au patelin dit qu'il est mort.

La fille pleure tout ce qu'elle peut mais finalement c'est le destin, elle doit se marier avec l'Ağa, la mere jubile !

Le mariage est organisé, la fille traverse le village sur un cheval, tout le monde est désolé et un villageois fait tres justement remarquer que "ce mariage ressemble a un enterrement".

Alors la on est dégouttés et boulversés. Les suicidaires doivent immédiatement se déconnecter avant de lire la suite !

Bon alors le pire :

Izzet comme par hasard revient au village le jour du mariage (il est pas au courant tu parles !)

Quand il arrive chez lui, la fille est deja en route vers la maison de l'Ağa. Le facteur assiste aux retrouvailes du pere et de Izzet et réalise que "bon sang mais c'est bien sur la mere qui a tout fait foirer". Il raconte tout a Izzet et au pere qui se reconcilient. Le pere donne une arme dit a Izzet d'aller recuperer sa fiancée avant qu'il ne soit trop tard !

1/ Le pere rentre a la maison et etrangle sa femme (c'est bien fait pour elle )! "uuuh ! onun cezası !)

2/ Le pere est cardiaque et ces emotions lui font prendre une attaque qui le foudroie sur place

3/ Izzet arrive devant la maison de l'Ağa au moment ou la fille arrive devant la porte. Il abat quelques hommes de l'Ağa (on s'en fout d'ailleurs, pourtant ils ont rien fait !)

4/ l'Ağa sort de la maison et comme c'est un gros balourd tire sur Izzet mais le rate et plombe la fille !

5/ Izzet qui est plus adroit abat l'Ağa (bien fait pour lui aussi mais ca va pas faire revivre la fille !)

Et voila, c'est malin, la fille agonise dans les bras d'Izzet en le suppliant de ne pas l'amener a l'hopital sinon il va se faire arreter ! Le pauvre !

Bon voila j'en ai la chair de poule rien que d'y repenser. Mwahahahahaha ! Surtout ne faire aucun commentaire désobligeant a la fin du film en présence de femmes kurdes sous peine d'etre soupconné de faire du mauvais esprit ! Moi ? Non jamais !

jeudi, janvier 12, 2006

Budapestban vanyok!

Eh oui me voila à Budapest. Plus grand chose à voir avec "chroniques de beyoglu" mais je n'ai pas envie de créer un autre blog...pour rester dans l'esprit voila quelques photos de la tombe de Gül Baba, Derviche Ottoman originaire de Merzifon, envoyé par Soliman fonder un couvent de Bektasi dans la nouvellement conquise Budapest, et mort en 1551 lors d'un affrontement avec des résistants hongrois. On dit qu'il est mort de ses blessures pendant le premier culte musulman célébré à Buda...On dit aussi que Soliman lui même a assisté à ses funérailles et a porté le cercueil...

Sa tombe, propriété du gouvernement ottoman puis turc, est "le lieu de pélerinage le plus septentrionnal de l'Islam". Ca doit expliquer le fait que je croise 3 familles turques sur le chemin et que tout les panneaux soient sous titrés en turc! (ce qui m'aide pas mal)...rien de bien transcendant, mais le cadre, au sommet des collines avev vue sur le Danube, sur Pest et sur la vieille ville de Buda est reposant...atmosphère paisible, et gardien très causant une fois acquittés les 500 forints (2 euros) du billet d'entrée. Il est dommage que je le visite en Hiver, le jardin de rose doit être magnifique au printemps!

Autre souvenir de l'occupation Ottomane (jusqu'en 1686), les bains de Kiraly, situés non loin de la tombe de Gül Baba....un poil décevants, mais il est vrai que je ne me suis pas (encore) aventuré à l'intérieur. Pour info la Hongrie a été libérée des Turcs entre 1683 (échec devant Vienne) et 1717 et le traité de Karlowitz. Autant dire qu'ils auraient du y réfléchir à deux fois puisque c'était pour passer directement sous tutelle autrichienne. Et toc.



Et...c'est à peu près tout! La présence turque n'a pas laissé beaucoup de traces, si ce n'est un goût prononcé pour le café. Une fois n'est pas coutume je m'offre un quatre-heure dans le café Gerbeaud, équivalent historique de Markiz à Istanbul ou de Florian à Venise...bah leurs gateaux sont pas mauvais, faut avouer. Après une nouvelle tentative dans un Kavéhaz de la vieille ville de Buda, je confirme: c'est même très bon. Faudra pas abuser...

samedi, décembre 24, 2005

Et de Trois...

Désiré, 17 ans, de la province de Bujumbura Rural au Burundi, tutsi victime du génocide de 1993 a été reconnu réfugié il y a deux jours par le UNHCR. C'est donc un 3 sur 3 pour les Burundais que j'avais vu débarquer en Aout, "évadés" des Universiades d'Izmir. Une bonne nouvelle pour Noël ;o)

jeudi, décembre 22, 2005

Le Mot inconnu, par Roshanak Ostad...


Une bonne idée sortie sur Paris (et oui, un mois dans ce bled et je me mêle déja de donner des conseils), le centre culturel Pouya, situé 48 bis qui de Jemmapes à Paris. Une sorte d'institut culturel iranien "alternatif" tenu par un digne iranien joueur de Daf (Monsieur Abbas) et son frère (Monsieur Ali). Belle bibliothèque, large choix de disques iraniens et kurdes, et possiblité de se poser dans un cadre chaleureux pour savourer un bon thé persan parfumé et une glace à la pistache...

Tout à fait acessoirement c'est aussi ici que mon amie Roshanak fait sa première exposition en France, "le mot inconnu". Elle présente des oeuvres récentes et moins récentes réalisées en France et en Turquie, essentiellement des calligrames à partir de ses poèmes en persan. Evidemment vous allez me dire "on y comprend rien c'est dommage". Certes, mais comme je l'aurais dit moi même si elle ne l'avait pas dit avant "On peut apprécier une chanson sans en comprendre les paroles". Et toc. Celà laisse de plus la place à l'imagination...




Encore 2 bonnes semaines pour en profiter...pour d'éventuels acquéreurs voilà l'adresse de l'artiste... roshangar@gmail.com


mercredi, décembre 07, 2005

YOUPI!

Pour un début c'est un beau début! Deux des Burundais qui sont arrivés à Istanbul en Aout et dont j'ai mené le dossier avec ma collègue Pilar viennent d'être reconnus réfugiés par le UNHCR. 3 mois de recherches ultra pointues sur le Burundi, des heures et des heures d'entretiens à essayer d'écrire un témoignage cohérent, 25 sessions "d'aide psychologique" à traduire des horreurs (le pire ayant été je crois la description d'une femme tutsie éventrée au foetus arraché par les massacreurs) à une psychologue obtue...et j'ai dû quitter Istanbul juste avant leur "interview" à Ankara, pour laquelle je les avais préparé en essayant de ne pas laisser le moindre détail au hasard...j'avoue qu'un rejet m'aurait bien déprimé, mais la réponse ultra rapide (moins de 2 semaines) d'Ankara est une bénédiction pour mes deux "protégés" Ferdinand et Léopold. Ils ne sont évidemment pas au bout de leurs peines puisqu'il leur faut maintenant être acceptés par un "pays de réinstallation" (resettlement country), la Turquie n'acceptant pas d'intégrer des réfugiés non européens...en tous cas je n'ai qu'un seul mot "YIPEEEEE"


dimanche, novembre 27, 2005

Retour à Amedi

Si seulement! En plus si il neige ca doit être à couper le souffle...
Malheureusement je n'y retourne qu'à travers d'autres grimoires
D'après Henry Binden, en 1857 Amedi est un monceaux de ruines. La citadelle est essentiellement peuplée de juifs, et les femmes juives s'unissent souvent aux musulmans.
Il décrit déja la porte qui nous a frappé en Aout: "nous sortons par la porte ouest, cette porte est fort curieuse, la voute extérieure en ogive est ornée de dessins d'arabesques et de serpents entrelacés" Cette porte s'appelle en fait "porte de Zibar", et daterait de l'époque parthe! (148-226 après J.C)...Les rois parthes ayant vaincu les romains sont ceux représentés sur la porte...la pauvre Roxane peut oublier ses "visages de princes kurdes..." Mais l'info reste à vérifier...moi j'aimais bien l'idée d'avoir vu les visages des emirs du Badinan.

Pour Thaha Baher il existe à Amedi un "étrange monument, une grande fosse carrée creusée dans le roc de la montagne". J'avoue qu'on l'a ratée celle la.

Et la je m'insurge: à quelques Km d'Amedi à Ardan, une église Assyrienne du IV ème siècle, qui d'après une étude de 1997 existe toujours....ils auraient pu y penser nos anges gardiens...

Claudius James Rich

Ils me font toujours rigoler les neuneus en Turquie avec leur très inspiré et épidermique "il n'y pas Kurdistan", "ca n'a jamais existé", comme ci ces trois syllabes leur arrachaient les yeux à chaque fois. Quand on lit les récits des voyageurs, diplomates, "touristes" des XVIII et XIX eme siècles, le mot Kurdistan est courant. Difficile pour un louveteau gris même de mauvaise foi de crier au complot séparatiste si il tombe sur le livre "Narrative of a Residence in Koordistan" de Claudius James Rich, écrit en 1820. L'édition que j'ai lue date de 1836...

Je souhaite pousser un coup de gueule contre l'institut kurde de paris et sa règle de non-emprunt qui ne m'a permi que de le feuilleter. :o)

Ce bouquin est un trésor, écrit par un homme d'exception...parlant couramment latin, grec, hébreu, araméen, arabe, persan, turc (etc). Il effectue un voyage au "Koordistan" en 1820, et rédige un journal quotidien, gorgé d'observations anthropologiques. L'homme meurt en octobre 1821, du Choléra attrapé à Shiraz (Perse).

Evidemment il faudrait que je le lise en intégralité...mais rien que sa description de Sulemanye me fait aimer cet espèce d'anglaise: "Suleymanye ressemble à un gros village arabe". Il le juge sans intérêt, notant tout de même 2 belles mosquées et un joli Hammam. Il faut dire que la ville ne faisait que 10000 habitants à l'époque...

Petites découvertes...

Comme j'ai du temps libre (profitons en!), je vais faire un petit tour à l'institut kurde de paris, rue La Fayette. Presque par réflexe, je salue le standard en turc (oups), et on me répond en turc. Pas de surprise....
Quel accueil! Ayant formulé des désirs de recherche sur le patrimoine architectural du kurdistan irakien, on me fait asseoir en face d'une pile de livres, des cartes grandes comme l'appart dans lequel je loge (14m²)...merci Sandrine!

Je commence par combler une partie de mes énormes lacunes sur les Yezidis: déja on me fait découvrir que "religion originelle des kurdes", rien du tout, encore de la propagande. Et merde. Le Yezidisme remonte en fait au 12ème siècle, serait issu du Soufisme et originaire de la vallée de Lalish, entre Mossoul et Duhok. A voir les photos de monastère et de pélerinages, j'en veux encore un peu plus à ces neuneus d'UPKistes qui ont refusé qu'on visite un village Yezidi sous prétexte "d'eau pas pure...".

Brièvement notons que les Yezidis ont été engendrés par Adam, sans Eve. La grande classe, et surtout un bon point pour eux! En fait Adam et Eve avaient décidés de "prendre leur volupté" au dessus d'une cruche (sans jeu de mot)....pour Adam le résultat fut le merveilleux peuple Yezidi, pour Eve de la pourriture te des vers...j'y peux rien, tout ca et dans les Kawls, leurs chants relgieux.,

A noter dans leur système de castes une caste des Kawwals, équivalent intéressant des Bardes celtes, formés dans des écoles de la vallée de Lalish. Autre bretonnerie, de grands "pardons" (processions) organisés tous les ans, ou on "promène le paon" (Tawus gerran) dans les régions yezidies...

Stigmatisés comme "adorateurs du diable", les Yezidis ont en fait une cosmogonie assez complexe, avec un soupçon de zoroastrisme. Après avoir créé le monde, Dieu, un poil flemmard, l'a confié aux 7 archanges ou 7 mystères (Haft Surr): le big boss "Tawus Melek" (l'ange paon), désigné comme le diable par les sunnites qui généralement n'apprécient que peu les nombreuses sectes anatolo-méspotamiennes...Tawus Melek décide de tout, et Dieu est foncièrement bon, donc nul besoin de le prier, autant se concentrer sur son assistant. Bon d'accord c'est le diable, enfin l'ange déchu, mais Dieu lui a pardonné, alors hein.

"Shaytan" le mot iranien (et turc) pour Satan, est un mot tabou, et la lettre "Shin" de l'alphabet arabe tout autant. D'ailleurs pour simplifier, l'écriture et la lecture sont théoriquement interdites aux croyants, réservées aux lettrés. Il parait que cha se perd.
Autres tabous les vêtements bleus, certains aliments, l'interdiction de salir le sol, l'air, le feu, l'eau (je ne sais pas si ca veut dire "écologie", espérons...)

En résumé, niveau vestiges, il peut etre intéressant d'aller découvrir le sanctuaire du Sheikh Adi, fondateur de la religion, tous les villages Yezidis comptent un mausolée dédié à un Saint protecteur. Grand festival en automne dans la vallée de Lalish...équivalent de Hacibektas pour les Alevis en Turquie.




Un mois à Paris... C'est par ou la plage?

Bon bah voila, pour la première fois de ma vie je me retrouve à Paris pour plus de 3 jours. Honnêtement on ne fait rien pour que mes préjugés de Breton évoluent...Je laisse toujours les cadres supérieurs pressés me foncer dedans et rebondir, l'air surpris que quelqu'un ne comprenne pas à quel point ILS sont pressés, eux. Je ne peux m'empêcher de demander au serrurier à qui il faut 2 heures pour faire un double pourquoi ce double doit me coûter 15 euros (19 pour deux clés), contre 10 balles les deux à Istanbul. Si le niveau de vie ici était 10 fois celui de la Turquie, ca se saurait...La sempiternelle réponse "oui-mais-à-Paris-il-y-a-tous-les-théâtres" lasse un peu à force, même si il est vrai qu'on ne va pas chez le serrurier tous les jours. Renoncer à tout confort de vie pour le plaisir de voir Francis machin au théâtre de la Michautruc, j'avoue en béotien diplômé que ca ne m'effleurerait pas.

Le programme de formation auquel je participe vaut tout de même le déplacement, malgré quelques à côtés un peu effrayant pour un apolitique militant comme moi. Il est vrai que bosser sur les questions de migrations mène vite à cotoyer les "militants" qui m'ont souvent débecté. Je pense par exemple à la promo précédent la nôtre à Science Po Lille, qui sous prétexte que des sans papiers avaient occupé l'IEP pendant quelques jours ont passé le reste de leur scolarité à parler comme si ils avaient fait le Vietnam. La formation dispensée par le programme "échanges et partenariats" vaut pourtant le détour, malgré mes réserves initiales: faut dire qu'aller tous les jours au "centre international de culture populaire" (CICP) m'effrayait un peu: les comité france-palestine ou france-tchétchénie m'ont fait vaguement craindre un "france-kurdistan" avec "cadre" du PKK à l'oeil torve fourni gratuitement (grace à la "contribution du peuple kurde" comme disait l'autre). Rien de tout celà. Par contre évidemment on nage dans une ambiance "alter" que je n'avais jamais trop fréquenté à part au tribunal international sur l'Iraq en juin...Rien de bien méchant au contraire, et je me détend vite.... au menu méthodologie de projet, nombreuses rencontres avec des responsables d'ONG (CIMADE, Gisti) sur Paris et familiarisation avec le système français, que je connais logiquement (?) moins que le turc...

mercredi, novembre 09, 2005

Fin de séjour

Je rentre en France le 12 novembre....fin de 6 mois à Istanbul, sans trop de regret. Istanbul en hiver est un poil glauque, il pleut depuis deux mois et je n'ai pas vraiment pu faire de tourisme!
Retour en France donc, et si tout va bien départ pour la Hongrie en Janvier. Une autre langue tordue en perspective...

J'ai beaucoup d'appréhension. Tous mes amis turcs me disent de bien faire attention à moi en France, parce que ca a l'air dangereux ce pays là. Limite on se demande ce qu'ils font dans l'Europe.

mardi, octobre 25, 2005

Ankara. Un Breton chez les Galates...


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Un petit Week end à Ankara pour décompresser. Je me rends compte que me faire réveiller systématiquement à 3h du matin et devoir subir pendant plus d'une heure les braillements des tambourineurs (c'est officiel, ils sont plusieurs à se passer le relai pendant 1h30) ont fini par me mettre les nerfs en pelote. Si on ajoute le bruit de travaux perpétuel et l'atelier près de chez moi qui scie gaiement des poutres métalliques jusque tard dans la nuit en écoutant de l'arabesque à fond, j'étais près à mordre à la première contrariété.

C'est la première fois que je m'aventure au delà de l'Otogar ASTI (ashti) d'Ankara où j'ai souvent transité. Ankara était cette fois bien le but de mon voyage, afin d'y retrouver une camarade de promo et d'année d'étude en Turquie, Lise. Son organisation lui fournit un très chouette appart sur les hauteurs de la ville. Ambiance un peu rive asiatique d'Istanbul (pas de caractère et de grands immeubles partout), mais calme impressionant. C'est là que je me rend compte de l'état de mes nerfs, puisqu'il me semble découvrir le silence pour la première fois!.

Après 6h de bus (lambin) j'ai juste le temps de retrouver Lise à la sortie de la station de métro de Kizilay (Ankaray) et de foncer en bus jusqu'à sa résidence: on nous attend dans le centre au Théatre National pour une représentation de la pièce Ferhat et Sirin, texte de Nazim Hikmet sur une vieille légende persano turque. Si je ne comprend évidemment pas tout (le monologue d'introduction en vieux turc limite ottoman a fait frémir même Lise, pourtant bien plus avancée en turc que moi) la pièce est pourtant plaisante, servie par d'excellents acteurs et une mise en scène entraînante (au pire quand on s'emmerde on regarde les décors et les bo costumes). Avec nous la prof de turc de Lise, sous-payée pour donner des cours aux ambassadeurs.

Après ma première nuit complète depuis le début du Ramadan, (pas de tambour ici, les vigiles doivent tirer à vue!) et un solide petit dèj', nous partons pour une visite d'Ankara. Découverte! Il y a une vieille ville, plutot un village massé autour d'une citadelle Romano-byzantino-ottomane.

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Maisons typiques, vue imprenable sur la ville, et cruelle nouvelle: Ankara n'est pas "paumée au milieu de la plaine", elle est "paumée au milieu des collines":ca monte raide, et je souffre dans les côtes, d'autant que mon gros-pull-blouson est moins approprié ici qu'à Istanbul: grand ciel bleu et soleil qui mine de rien réchauffe les os. J'espère un début d'été indien, mais mon retour à Istanbul me détrompe: temps toujours pourri, ciel bas et bruine.

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Après quelques détours dans les rues du vieux quartier (Ulus)....

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..visite au musée: le musée des civilisations d'Ankara vaut le détour, avec une impressionante collection d'art Hittite...qui explique pourquoi on voit pas ces bas reliefs ailleurs en Turquie: ils ont été proprement découpés et amenés ici, ce qui rend la visite vraiment obligatoire. Comme je m'extasie de ce début de visite, Lise veut pousser son avantage et m'emmener au "Gençlik Parki" (parc de la jeunesse): échec cuisant puisque les fontaines sont désaffectées, tous les restaurants fermés et la piste de Halay (danse Tradi) désespéremment vide. Nos estomacs crient famine mais nous parvenous après une traversée d'autoroute risquée (paumés de chez paumés) à nous réfugier dans un restaurant de Kizilay. Re-Découverte: c'est BEAUCOUP moins cher qu'à Istanbul. Malgré mes réticences, Lise finit par me convaincre d'ailler rendre visite au père Kemal dans son mausolée. Avouons le c'est impressionant et j'oserais "sobre", au sens ou il n'y a pas de statue géante en or tournant avec le soleil....un temple immense et un tombeau de marbre plutôt épuré.

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Quelques groupes d'écoliers dissipés, peu de militaires en vue...loin de l'hystérie que j'imaginais. On rentre à la résidence avec quelques kilomètres dans les pattes. Nos vagues ambitions de vie sociale ne survivent pas au jacuzzi de la résidence (oui monsieur!) et la soirée est consacrée à ingurgiter du mauvais vin en regardant "les Bronzés" (une première pour moi) et à faire un obligatoire "rattrapage-ragots". (une promo à passer en revue ca occupe...)

Je me demande ce que Lise va pouvoir me concoter le lendemain, vu qu'avec toute la bonne volonté du monde nous avons probablement épuisé les merveilles d'Ankara en une journée. Pleine de ressources, Lise m'emmène à 100 km d'Ankara dans la bonne ville de Beypazari, et sa spécialité de Jus de Carotte.

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Il ne faut s'arrêter au nom effarant du boulevard d'entrée dans la ville nouvelle: "Alparslan Türkes Bulvari". Qu'on imagine une avenue Jean Marie Lepen ou un Boulevard Amiral Darlan...Bref cette "faute de gout" mise à part, Beypazari est un petit bijou d'architecture Ottomane typique, restaurée avec goût (ca arrive), servant de villégiature aux Ankariotes désireux de s'aérer pour la journée...le village est orienté tourisme, mais sans faute de goût, sans tape à l'oeil et sans être dénaturé.

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Un vrai bonheur et une bouffée d'air frais...Lise se voit offrir 3 kilos de pommes amochées par une vieille "Teyze"...

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nous faisons l'attraction en escaladant (inutilement) une colline en provocant des éboulements poussiéreux...Déjeuner dans un restaurant de la vallée Inözü, truite et soupe locale pour pas un rond...retour lambin à Ankara à la nuit tombante, avant d'aller boire une bière dans un quartier branché (encore une fois bien moins cher).

Bilan très positif, je me suis bien reposé et je pensais avoir emmagasiné assez de calme pour affronter la dernière ligne droite à Istanbul. Je déchante vite: à l'appart l'eau est toujours coupée, et j'ai été victime cette nuit d'un attentat anti chrétiens: 5 post pubères prenant prétexte du Ramazan pour venir faire chier les chrétiens. 1h30 de tambourinage dans ma rue aux cris de "DEBOUT LES CHRETIENS" avec rire gras en prime. Je ne supporte plus.

lundi, octobre 10, 2005

Umkapani

Un quartier que j'affectionne: petites rues en pente, linge aux fenêtres, vue imprenable sur la Zeyrek Camii, à deux minutes de Suleymanye: Umkapani. Quartier "populaire" euphémisme pour "franchement pauvre"


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Comme je l'ai dit, beaucoup de Kurdes dans le coin, musique kurde plein pot dans les ateliers, et attitude typiquement kurde des gamins: quand les petits gosses turcs jouent les durs et snobent le touriste, les kurdes se battent pour être immortalisé: c'était vrai à Erbil, ca ne varie pas à Istanbul. Seule différence notable, le signe V (PKK) qui comme je l'ai dit fait partie de leur patrimoine génétique.

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Pour le reste, mêmes bouilles, mêmes sourires!

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Comme c'est déja l'hiver ici (si il y a eu un automne je devais dormir), les préparatifs vont bon train: la corvée de bois est généralisée, et la tenace odeur de poêle ne quittera plus les rues avant Avril...

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