dimanche, février 26, 2006

L'avenir de la Turquie n'est plus dans l'Europe!


En tous cas, à lire le programme édifiant du nouveau parti Büyük Turan Partisi, (Grand Parti Turaniste) un futur bien plus riant l'attend en cas de victoire de ces Loups Gris sous extazy. Pas de quoi avoir peur, ce parti n'en est encore qu'à l'état embryonnaire et ne constitue qu'un parti de fous furieux parmi tant d'autres en Turquie. Il me semble pourtant important de traduire son programme actuel avant qu'il ne disparaisse pour cause de désaccord de son fondateur avec lui même, aboutissant dans une effusion de sang à la fondation du "Daha Büyük Turan Partisi" (Parti Turaniste encore plus grand).



Attention il faut s'accrocher

le Grand Parti Turaniste, animé par le Turansime (sans blagues) vise a unir tous les peuples Turciques en un seul Etat moderne. Les leaders politiques actuels ainsi que les membres des partis politiques, les fonctionnairs, les anciens officiers, les enseignants, les assistants d'enseignants, les éditorialistes, les artistes, les députés, les bureaucrates seront tous interdits de devenir membre fondateurs.
Les gens qui sont venus en Turquie des Balkans, du Caucase, de Russie, d'Iran, d'Irak, de Syrie, de Chine ou d' autres pays et qui sont devenus citoyens turcs sertont prioritaires dans la séléction des membres fondateurs..

Le parti ne constituera de gouvernement et n'acceptera de coaltion que si il reçoit 51% des votes.



Tous les artisans et fonctionnaires seront reconnus comme membre des "forces de sécurité" du pays et seront armés et auront suffisamment d'autorité pour assurer la sécurité. Les impôts sur les petits commerces seront effacés. La production sera taxée, mais toutes les taxes à la consommation seront levées.

Une peine de prison de 1000 ans sera prononcée contre Abdullah Öcalan, chef du groupe terroriste PKK. Toutefois il pourra obtenir une réduction de peine d'un an pour chaque terroriste qu'il dénoncera.

Là il y a de l'espoir, Apo ne doit pas être bien loin d'être libéré!!!

Tout traitre qui touche ne serait-ce qu'à un bouton de l'uniforme d'un Mehmetcik (soldat turc) sera placé devant un peloton d'exécution. Des opérations transfrontalières seront lancées sans en informer les autres pays.

L'armé turque et les institutions démocratiques seront restructurées. Si nécessaire, l'armée turque sera déployées à l'extérieur des frontières tracées dans le pacte nationale pendant la guerre d'indépendance.

La Turquie ne sera pas un membre de l'UE. Toutes les négociations avec l'UE seront suspendues et tous les accords annulés.

Aucun des accords du Traité de Lausanne ne sera valide après 2023. Tous les accords internationaux signés après 1938 (mort du leader de la grande république turque Mustafa Kemal Atatürk) seront annulés. Ceux qui ont signé seront jugés pour trahison.

Toutes les bases étrangères sur le sol turc seront fermées, et l'établissement d'autres bases étrangères sera prohibé.
Il sera demandé aux troupes américaines qui ont envahi l'Irak et l'Afghanistan de se retirer de ces régions. Sil elles refusent, les forces armées turques interviendront.

Aucun officer ne fera de déclarations, ne prononcera des discours ou ne donnera son opinion sur des sujets autres que la défense et les questions militaires (Bon c'est déjà un bon point!)

La peine capitale sera rétablie. Les séparatistes et les terroristes seront capturés ou REJUGES. Ceux qui permi la libération de meurtriers de soldats turcs seront jugés par les mêmes tribunaux que les meurtriers.

Les personnes de race non turque: Juifs, Arméniens et Kurdes qui sont devenus cityoyens turques depuis moins de 25 ans (??????) seront expulsés et leurs biens saisis.

Tous les accords économiques et stratégiques avec Israël seront annulés et les propriétés d'Etat qui ont été vendus à des citoyens israeliens seront renationalisées.

Tous les accords secrets avec la Grèce, l'Italie, les USA, la Grande Bretagne, la France et la Russie seront déclarés nuls. Ceux qui ont signés ces accords seront jugés et la peine capitale sera recquise.

Les sections "pro réactionaires" des médias seront fermées. Tous les membres des médias encourageant des valeurs immorales, la prostitution, l'alcool et les drugs et les barons des médias faisant de la propagande anti-nationale seront jugés.

Tous les producteurs et acteurs non-turcs de satires qui visent la turquie (programmes, films, sketches contraires aux croyances et traditions populaires) seront arrêtés et jugés.

Toutes les assocations, syndicats, et partis polituqes visant à faire sécession seront fermés. De plus, les anciens et présents leaders de ces partis seront jugés et la peine capitale sera recquise.

- A law will be implemented for trying assistant professors, professors and lecturers who were engaged in anti-Turkish activities, and they will face capital punishment.

Une loi sera promulgée pour juger les enseignants, assistants et conférenciers qui ont été engagés dans des activités anti-turques. Ils risqueront la peine capitale.

Les lieux de prières non musulmans seront fermés à moins qu'ils ne comptent une communauté conséquente.

Les enfants non musulmans seront privés d'éducation religieuse. Les infirmières des hopitaux juifs et les nonnes seront interdites de porter des voiles dans les lieux publics.

Tous les citoyens turcs de 18 à 45 ans seront soumis à la "mobilisation civile" 2 fois par mois. Des armes seront distribuées, et ne seront pas reprises.

mardi, février 14, 2006

Ca devient inquiétant

Une bombe a explosé dans un supermarché d'Istanbul aujourd'hui, blessant 15 personnes, attentat immédiatement revendiqué par le TAK auprès de l'agence Kurde Néerlandaise FIRAT. (kurdishmedia)

Cette fois la stratégie est claire, le PKK veut faire repartir la guerre, attirer la répression aveugle sur les Kurdes et renforcer le nationalisme parano des turcs.


Le démenti du serpent noir

President of the Koma Komalen Kurdistan (KKK) Execution Council Murat Karayilan, said that they have got no relation with the death of Kani Yilmaz and Sabri Tori, who lost their lifes in their cars with an explosion, in the city of South Kurdistan, Suleymaniye.


Le démenti officiel tombe 4 jours après le meutre, "c'est pas nous". Serpent noir (Karayilan en turc) est bombardé par cet article "Chef du conseil d'execution". Gageons qu'ils voulaient dire "executive council", mais je trouve que c'est un beau lapsus.

L'argumentaire est limpide

Some persons are acting prejudiced, for example if a stone is fell down from sky to their heads, they say ‘PKK threw this stone’.

Certaines personnes ont l'esprit mal tourné, par exemple si une pierre tombe du ciel, ils vont dire "c'est le PKK qui a jeté la pierre".

Moui mais plutot que d'accuser les météorites, j'aurais la décence de reconnaître que quand on menace quelqu'un depuis des mois, on est suspect numéro 1 quand il se prend un caillou sur le coin de la tronche. A fortiori une voiture piégée.

Au final, Karayila accuse les PWD de s'entretuer pour ensuite jeter le blâme sur le PKK. Limpide!

Affaire classée donc pour les joyeux apocus, qui se raccrocheront à la parole du maître pour ne pas reconnaître que leur parti tombe de plus en plus bas.

Image Hosted by ImageShack.us

Murat Karayilan (à gauche) et Cemil Bayik (à droite)


(copyright PKK)


Enquête sur l'assassinat de Kani Yimaz, PWD

Le moins qu'on puisse dire c'est que les membres encore vivants du PWD ne font plus dans la demi mesure: étant tous placés sur la fameuse "liste noire" du PKK (ölüm listesi, liste de mort), ils remuent ciel et terre pour prouver que le double meutre de Suleymanye a bien été commis par le PKK, qui d'ailleurs ne dément pas. Osman Öcalan, condamné à mort par son frère a été victime d'une crise cardiaque hier 13 février, qui semble plus crédible que celle de son ainé: gageons que de se savoir la cible des tueurs professionels du PKK doit favoriser les palpitations. Ses camarades sur liste noire Nizamettin Taş, Hıdır Yalçın, Hıdır Sarıkaya, Osman Erdal, Mizgin Şen, Musa Kaval, Şerif Vanlı ne doivent pas être très rasurés. Il me parait intéressant de noter que j'avais rencontré Mizgin Sen à Bruxelles en février 2004, et qu'elle était alors "représentante du KONGRA GEL" en Europe. La sécurité de l'emploi n'est plus ce qu'elle était. Disparue de la circulation après le clash entre Osman Öcalan et Karayilan, elle était donnée pour morte, avant de reparaître aux cotés du PWD.

En tous cas le PWD donne des noms, des numéros de téléphone et des détails précis sur l'attentant dont a été victime Kani Yilmaz (Faysal Dunyaci), ex commandant militaire et également représentant du PKK en Europe (décidemment un poste peu enviable), emprisonné des années en Allemagne et relaché en 1998.

Image Hosted by ImageShack.us

Kani Yilmaz faisait partie de ceux qui avaient commencé à critiquer l'attitude d'Abdullah Öcalan après son arrestation par les services secrets turcs. Son camarade Serdar Kaya, tué avec lui avait fait partie de la guerrilla pendant 15 ans.

Veli Çat, code name Numan, from Hilvan Urfa was separated from PKK Special Team and was sent undercover. He had been staying at the Seyit Sadik Camp near Suleymaniye for approximately a year. Just before the murders Serdar-a code name- who is tied to HPG Military Intelligence Team Member ran by Murat Karayilan had provided him with the explosives. These group of individuals telephone conversations before the murders are recorded and available.

On February 11th, Numan traveled from Seyid Sadiq Camp to Suleymaniye with Kani Yilmaz in his car. While in the car with Kani Yilmaz and Sabri Tori, Numan carefully placed the case containing the explosives and he was dropped of at the entrance of Suleymaniye, Rizgari District, at the industrial intersection of Highway 60. Once the car was about 700 meters away, he detonated the explosives with a remote control and immediately after the explosion Numan and PKK Military Intelligence member Serdar has disappeared.

The police and expert teams intensively investigated the explosion and informed our party officially that the explosion was done by a remote control.


Le PWD dénonce également le PCDK, avatar légal du PKK en Irak comme responsable des meurtres précédents de Kemale Sor et Sipan Rojhelat

D'après le PWD toujours, ces meutres ont été décidés après qu'une jeune kurde se soit immolée par le feu le 1er février pour "protester contre l'incarcération d'Öcalan". Espérons juste pour elle qu'elle ait eu le choix de devenir une nouvelle martyre de la cause. Toujours est il que suite à cet acte héroïque qui fera certainement plaisir à Apo, une réunion du commandement du PKK a décidé d'une "nouvelle phase de la guérilla", un élargissement de la base de la rebellion, et surtout de "porter un coup efficace à la trahison": c'est la que ca devient intéressant: comment nier qu'on exécute les opposants quand on décide officiellement de zigouiller les traîtres. Il va falloir des trésors d'imagination aux convaincus pour justifier ça...en attendant sur les forums anglophones la seule réponse est d'émettre des doutes sur ma sexualité et de me souhaiter une mort douloureuse.

D'après la dernière déclaration de Kani Yilmaz, les membres du PWD in Irak reçoivent régulièrement des menaces de mort de Murat Karayilan et Rustem Cudi, et il donne même le numéro de téléphon: 008821667743711.

L'émergence d'un courant kurde démocratique opposé au PKK et permettant de faire avance un peu la question Kurde en Turquie paraît sévèrement compromise: l'ordre venait-il d'Öcalan, ou les nouveaux chefs du PKK appliquent-ils tout bonnement les mêmes méthodes en se bornant à se placer sur la figure titulaire du moustachu mystique?

Dans ces conditions il paraît impossible que les troupes du PKK se rendent massivement aux turcs: des redditions individuelles ont régulièrement lieu, les "traîtres" préférant la perspective de peines de prison en Turquie à la joyeuse vie de colonies de vacances des camps du PKK au Kurdistan Sud, ce qui veut dire beaucoup. Seule une amnestie générale sans condition (à l'exclusion des chefs bien sur) pourrait résoudre le problème. En attendant, de nombreux "guerrillas" ont cherché refuge dans les troupes du PDK et de l'UPK, à même d'assurer leur protection, comme je l'ai constaté à Erbil et à Amydya cet été.

samedi, février 11, 2006

Deux dissidents du PKK assassinés à Suleymanye

Mes récents articles m'ont valu quelques insultes bien senties sur les forums anglophones, allant de "turkish agent" à "provocator" parcce que j'avais osé répendre le mensonge éhonté que le PKK avait une légère tendance à l'assassinat de dissidents et à l'épuration interne à coups de grands procès Staliniens.

La preuve par l'exemple encore une fois, avec l'assassinant au Kurdistan Irakien de deux ex-PKK qui s'étaient enfuis du camp principal en Janvier 2004, avec Osman Öcalan (le frère) et Nizamettin Tas (dit Botan). Ces traîtres à la cause kurde et diffuseurs de mensonges visant à salir le leader incontesté du combat pour la libération nationale avaient fondé un parti, le PWD (Partiya Welatparezan Demokraten): deux de ses membres, Kani Yilmaz et Sabri Turi ont donc péri dans un attentat à la voiture piégée, l'explosion ayant été provoquée par une bombe télécommandée.

Image Hosted by ImageShack.us

Evidemment l'attentat n'est cette fois pas revendiqué, mais la bombe radio-commandée fait partie des méthodes fréquemment employée par le PKK depuis la rupture du cessez le feu de juin 2004, notamment pour faire exploser des mines sur les chemins du Kurdistan Nord...Je pense que les forcenés se convaincront vite fait qu'il s'agit d'un attentat orchestré par une alliance du MIT, du MOSSAD, de la CIA et des martiens, mais il reste que si le PKK a perdu toute puissance militaire, il garde un pouvoir de nuisance indéniable, et ne semble pas sur le point de changer ses méthodes.


vendredi, février 10, 2006

Et pendant ce temps à Imrali

A noter que cet attentat survient le lendemain d'une nouvelle tragique! Öcalan aurait été victime d'un infarctus dans sa prison médiévale. Le démenti officieux des autorités turques est assez mesquin:

A Turkish official had said earlier that the 57-year-old Öcalan experienced a mild heart problem related to his being overweight but that he was in a stable condition

Pour un héros tragique enfermé dans "les pires conditions jamais vécues par un être humain", avoir des problèmes de surpoids c'est une performance. Ou alors ces salauds de turcs le nourissent exclusivement de Böreks et de Baklava...Je compatis.

A noter dans ce même article du Turkish Daily :
But a delegation from the Council of Europe's Committee for the Prevention of Torture, which visited Öcalan on the island in 1999, said the Öcalan's cell was of a high standard, well lit and suitably equipped.

C'est un représentant du CPT je crois qui avait comparé les conditions dans certaines prisons françaises à celles observées en Moldavie. Ca en dit long sur le prétendu cul de basse fosse habité par Apo...



Attentat à Istanbul: les vrais cons de la libération du Kurdistan

Alors qu'on me signale dans l'oreillette qu'il s'agirait en fait des "faucons de la libération du Kurdistan" (TAK). Pardon pour les familles.


Image Hosted by ImageShack.us

Une bombe a donc explosé dans un cyber café du quartier de Bayrampasa à Istanbul, "fréquenté par les forces de polices", le siège de la police anti-émeute se situant 100 m plus loin.
Aux dernières nouvelles, le bilan est de 1 mort (21 ans) et de 15 blessés. L'attentat a été revendiqué au nom du TAK auprès d'une agence kurde néerlandaise, FIRAT. L'explosif retrouvé sur les lieux est de l'A-4, donc des pains de plastique.

Bu arada, patlamaya yol açan bombanın türünün 'A-4' plastik patlayıcı olduğu öğrenildi: on a appris que la charge qui avait causé l'explosion était du pain de plastique A-4.

Selon le témoignage du gérant du Cyber, üç gündür kafeye aynı saatlerde gelen 25-26 yaşlarında bir erkek, bugün bir bilgisayarın yanına bir çanta bıraktı ve tuvalete gideceğini söyleyerek kafeden ayrıldı. 2-3 dakika sonra da patlama meydana geldi” "un jeune homme de 25 ou 26 ans venait dans le café depuis trois jours à la même heure, aujourd'hui il a déposé un sac près de son ordinateur, et est sorti en disant qu'il allait aux toilettes. 2 ou 3 minutes après l'explosion a eu lieu" (CNN-türk)

Au total, 6 policiers ont été blessés, contre 8 civils: 2 dans le café, 6 dans la rue.

Le PKK n'a pas encore réagi, la ligne officielle est que le TAK est un groupe dissident. C'est assez difficile à croire, l'espérance de vie des dissidents du PKK étant très très faible: ce n'est que mon avis, mais j'ai du mal à croire qu'il soit plus facile de fonder un groupe terroriste dissident du PKK en Turquie que de vivre dans la clandestinité en Europe. Tous ceux qui s'élèvent contre le PKK connaissent tot ou tard une fin précoce...comme l'a rappelé l'assassinat en pleine rue à Diyarbakir du fondateur d'un parti dissident.

Öcalan avait déja appelé dans le passé à viser des cibles civiles avec le recours aux attentats suicide, qui ont frappé Istanbul dans les années 90. Après son arrestation, quelques désespérés s'étaient fait sauter dans le centre ville d'Istanbul, à Taksim et à Akmerkez...Il reste que le PKK, qui "fait la guerre pour préparer la paix" actuellement ne peut se permettre de mener ouvertement des actions terroristes à la palestinienne (on pourait condamner Apo à la torture de la fenêtre ouverte), la solution est donc ce groupe TAK utilisé comme faux nez, groupe dissident "incontrôlable", ou le premier échec du PKK de s'assurer la domination de la cause kurde. Je dis bravo.




jeudi, février 09, 2006

La preuve par l'exemple: Le Pakistan insulte l'Islam et Mahomet!

Au moins vingt-deux personnes ont été tuées et plus de cinquante blessées, jeudi, lors d'un attentat contre une procession chiite célébrant l'Achoura dans le nord-ouest du Pakistan, à Hangu.

Une première explosion s'est produite alors qu'environ un millier de chiites s'apprêtaient à écouter le discours de leur leader, le maulana Khurshid Anwar, lorsque la déflagration s'est produite. Le dignitaire chiite a affirmé qu'il s'agissait d'un attentat suicide. Retenant lui aussi cette hypothèse, Aftab Ahmed Khan Sherpao, ministre de l'Intérieur, a par ailleurs fait état de trois explosions

(AFP REUTERS, 9 février 2006)

Bon la en toute logique, la "rue arabe" devrait manifester pour clamer son dégout de cette atteinte à l'Islam. Après tout Hussein était le petit fil de Mahomet, donc zigouiller c'est partisan c'est porter atteine au Prophète. J'attend des manifestations monstres en Egypte, Syrie, au Liban, en Palestine. Quelques drapeau Pakistanais brûlés aussi, et comme les Palestiniens confondent drapeaux suisse et danois, peut etre quelques drapeaux Malaisiens ou Indonésiens??

Ou y aurait-il prescription quand ce sont des musulmans eux-mêmes qui insultent l'Islam??

lundi, février 06, 2006

Comme d'hab, la bouffée d'air frais vient de Radikal













J'ai toujours aimé ce journal (grace à des traductions en angais des articles), je l'aime de plus en plus depuis que je suis capable de lire un article et d'en tirer la substance sans y passer une journée avec une grammaire et un dictionnaire.

En réaction avec la "grande vague" d'indignation-hypocrisie qui secoue certains pays musulmans, cette contre-caricature est la bienvenue!

"Tu peux utiliser la religion, ce que tout le monde fait"

"Tu peux en faire un outil de domination, il ya même des pays qui le font"

"Tu peux en son nom tuer des hommes et commettre des massacres, ce que nous faisons d'ailleurs..."

"MAIS TU NE PEUX PAS LA CARICATURER!"

De même tu peux interdire toute liberté d'expression, massacrer les opposants, opprimer tes minorités, interdire des langues, génocider des peuples, mais quand la France interdit le voile, la c'est une atteinte aux droits de l'homme.

Meurtre à Trabzon

Andrea Santoro, prêtre catholique de Trabzon (côte de la mer noire) a été tué par balles à la sortie de la messe devant l'église Sainte Marie de Trébizonde, le courageux défenseur de l'islam gueulant Allah Akhbar avant de s'enfuir... (AFP 5 février)

J'avais passé deux nuits en 2003 dans le dortoir de l'église Sainte Marie, en compagnie d'un Anglais et d'un Coréen. Une toute petite église planquée derrière de hauts murs, comme la plupart des lieux de cultes chrétiens en Turquie....églises grecques et arméniennes d'Istanbul sont souvent invisitables (faut sonner, espérer qu'une gardienne soupçonneuse ouvre et accepte d'ouvrir la grille...), mais ils ont évidemment de bonnes raisons...entre les émeutes de 1955, et la présence en Turquie d'un noyau dur de connards finis dans une majorité de gens croyants certes, mais pas spécialement intolérants, il ne fait parfois pas bon être chrétien en Turquie...."Ya sev ya terket" (sois tu l'aimes, sois tu la quittes")...???

Cette stupide affaire des caricatures a évidemment poussé quelques dizaines de couillons à brûler quelques drapeaux dans l'indifférence générale. Selon l'AFP on a même vu un rassemblement à Diyarbakir (Kurdistan)!! A Istanbul ils se sont contentés de balancer des oeufs sur le consulat danois (pas la moindre idée d'où il se trouve celui la). Si ca tombe, c'est probablement les mêmes qui manifestaient à Fatih cet automne pour le rétablissement du califat. C'est ca qui est rigolo en Turquie, certains groupuscules nationaliste, islamistes ou gauchistes ne comptent que quelques dizaines de membres actifs (sans jeu de mot), mais ils sont toujours mobilisables au pied levé pour aller saccager une expo sur l'Istiklal, balancer des oeufs sur les participants d'une conférence, gueuler pour la libération d'un moustachu messianique....

mercredi, janvier 25, 2006

Echanges et partenariats

Suis quand même en Hongrie pour bosser, y a pas que les Kurdes dans la vie!

Un petit link vers le programme qui m'envoie ici (Vous reconnaitrez ma tête de réjoui, deuxième en partant de la droite), ainsi qu'un vers le site de ma nouvelle ONG, Helsinki Committee...


mardi, janvier 24, 2006

Le soleil à l'ombre: conditions d'emprisonnement d'Abdullah Öcalan"

Sempiternelle rengaine en Turquie: manif pro-öcalan, provocation des policiers qui n'en demandaient pas tant, matraquage. Petite innovation avec le molotovage d'un bus IETT qui passait par la...les slogans sont par contre toujours des trésors de créativité pour défendre LA cause n°1 des kurdes, que tout en devient secondaire tellement c'est tragique.



"Notre soleil (Ndlr: Abdullah Ocalan) nous éclaire, nous ne laisserons personne l'obscurcir", pouvait-on lire sur une de leurs banderoles". (AFP, 22 janvier 2006)

Le Soleil à l'ombre, c'est dingue que j'aie pas pensé à ce jeu de mot foireux depuis le temps. Heureusement il y a le département communication du PKK pour ça.


Beaucoup moins drôle, enfin si mais tragiquement, les déclarations de l'astre solaire au mitard. C'en est obscène...Tout d'abord on apprend qu'Apo pense au suicide. On est pris d'une lueur d'espoir. Ses avocats s'insurgent, il a fait 20 jours de quartier disciplinaire, plus 7 pour la route. Il n'avait accès ni à ses livres, ni à sa télé, ni aux journaux Ca fait penser à "Abel Chemoul" dans le sketch des inconnus. "Emprisonné dans les geoles fascistes, il n'a ni la cinq, ni la six"

Mais la clairement, il faut noter l'injustice de la punition: "I didn't provoke the people, I didn't give instructions to organisation, I only defend the education in mother-language".

Ca il faut l'avouer, Apo a gueulé depuis 7 ans sur tout ce qui pourrait ressembler à une révolte kurde, en Turquie comme en Syrie...Par contre pour l'éducation, le fait que sa propagande ait été toujours faite en turc et que ce soit la langue de "travail" du PKK le dispense de faire des commentaires.

"There is a strategical cooperation between Prime Minister Recep Tayyip Erdogan and Deniz Baykal. They want to silence me. I don't understand this"

Moi j'ai une petite idée...ils l'ont pris en pitié et pensent que plus il l'ouvre, plus il se fait du tort, donc ils essaient de le faire taire. Limpide.

La ca devient sérieux, on parle torture.

"I strained to look same white wall in the cabin. They want to batter me in psychological way. Except this, during this time, all my communication with external world had been cut off. And my health situation became heavier."

Apo a toujours dit qu'un kurde qui parlait sous la torture était un traître, et conseillait pour résister à la gégène et aux coups dans les roustons de penser très fort à lui. Visiblement, un mur blanc c'est le niveau au dessus. Insoutenable. Ils pourraient le laisser accrocher des photos de lui, ou des lettres de fans je sais pas.

Et ca empire.

"The window of Ocalan opens completely or closes completely. Sometimes he said that the room becomes airless, but while he opens the window he feels cold."

Je n'en dirai pas plus, des enfants pourraient tomber sur ce blog et en apprendre plus sur la torture par fenêtre qui ouvre. Une photo de l'oubliette tout de même.

Image Hosted by ImageShack.us

Moi ca me rappelle ma chambre d'interne en prépa, en mieux.

Rappelons que plusieurs milliers de Kurdes et de Turcs sont encore en prison pour des délits d'opinions, dans des conditions probablement légèrement plus dramatiques...


lundi, janvier 23, 2006

Le PKK et le Kurdistan Irakien

Aidé logistiquement à ses débuts par le PDK, le PKK d'Abdullah Öcalan témoigne pourtant rapidement de son hostilité à un parti jugé, sans surprise, « féodal », « arriéré » « pro impérialiste », au socialisme « non scientifique ». Et toc. Une douzaine de cadres du PDK sont assassiné en 1984 par des militants du PKK, leurs corps étant ensuite livrés aux Irakiens. Lors des premières élections kurdes de 1992, le PKK crée un parti appelé PAK, parti de la liberté au Kurdistan, qui appuie la « liste verte » de l’UPK. L'alliance turque du PDK (l'UPK étant lui traditionnellement appuyé par l'Iran), qui laisse les forces turques pénétrer dans sa zone et les aide à combattre les forces du PKK, explique l'attaque coordonnée avec l'UPK sur la région du Badinan le 26 août 1995, le PKK mobilisant 2000 maquisards, dont une partie recrutés sur place.

Lors de la prise d’Erbil par l’UPK en novembre 1994, le PKK avait pu y ouvrir des dizaines de « bureaux », véritables bastions armés. Sommés par le PDK (sous pression turque) de quitter la ville, les combattants du PKK refusent sur ordre personnel d’Öcalan : si les affrontements qui s’en suivent tournent à l’avantage du PDK, la rupture est consommée.

Non invité aux négociations de Drogheda en Irlande, visant, sous l'auspice de représentant américain Robert Deutch à réconcilier les deux partis ennemis PDK et UPK, Öcalan , s'étant rapproché de l'UPK, lance une offensive générale dans les montagnes au nord d'Erbil. Les combattants du PKK infiltrent le Kurdistan Irakien par la Syrie et l'Iran et harcèlent les forces du PDK, déjà en position de faiblesse face aux troupes plus nombreuses et mieux armées de l'UPK.

La présence du PKK au Kurdistan irakien a été lourde de conséquences pour les populations de la zone frontalière avec la Turquie : les incursions turques répétées et les offensives du PKK contre le PDK ont contraint des dizaines de milliers de civils des régions montagneuses des gouvernorats d’Erbil et Dohuk à se réfugier plus au sud : la ville Zakho, située à 20 kilomètres de la frontière a été le cadre d’affrontements directs entre le PKK et l’armée turque. On estime à 3800 le nombre victimes kurdes irakiennes, en majorité des civils : 360 villages ont de plus été détruits.

Une nouvelle offensive conjointe de l'UPK et du PKK avec soutien iranien a lieu le 13 octobre 1997, et fait passer des régions entières sous leur contrôle. Elle est contrée par une intervention turque ramenant leurs troupes en deçà des positions occupées avant l'offensive. Le statut quo régnant entre PDK et UPK à partir de 1997, couplé à l'arrestation d'Öcalan le 15 février 1999 à Nairobi met le PKK sur la touche: l'UPK tente de se rapprocher de la Turquie et reçoit une aide financière pour lutter contre son ex allié: les troupes du PKK se sont en effet retirées en Irak (si l'on omet le groupe de 1000 guérilleros sommés par Öcalan de se rendre aux Turcs en gage de sa bonne volonté...). Il reste qu’elles offrent une belle résistance et que l’UPK doit se retirer après une cinglante défaite. Le conseil présidentiel du Kongra Gel déplore d’ailleurs en juillet 2000 « l’agressivité » des deux partis kurdes irakiens à son égard. Le PDK quant à lui refuse à partir de 2000 de combattre le PKK, invoquant le cessez le feu proclamé par Öcalan en septembre 1999. C’est ce qui conduit la Turquie a refroidir ses relations le mouvement de Barzani et à commencer à appuyer l’UPK.

Les restes de la présence du PKK au Kurdistan irakien sont dus à la tolérance de l’UPK, qui ne le combat pas sous réserve qu’il ne nuise pas à ses intérêts. Mr Zebari, chef de l’UPK à Mossoul rencontré au Août 2005 avait proclamé l’absence de toute hostilité de l’UPK envers d’autres « frères » kurdes.

Emprisonné à Imralı, Öcalan n’est pas avare en déclarations fracassantes sur la situation du Kurdistan Irakien : Entre deux complaintes sur de mystérieux « écoulements » dans sa tête, il dénonce dans un entretien avec ses avocats le 25 juin 2003, Talabani et Barzani comme des « chefs tribaux », des « nationalistes primitifs », et leur volonté de créer un Kurdistan indépendant comme un « désastre » en puissance, un « second Israël » On voit la qu’Apo est très rancunier, Israël ayant fortement aidé à sa capture au Kenya par les services secrets turcs. L’opposition d’Öcalan au gouvernement régional kurde s’explique essentiellement par le fait qu’il n’apprécie que peu que la première expérience étatique kurde durable se fasse dans l’ignorance totale de Sa pensée et de Ses préceptes, surtout de Son concept lumineux de « Confédéralisme démocratique » que personne n’est encore réellement parvenu à décoder. Si j’ai bien compris, il s’agirait de convaincre Irak (à qui vrai dire on ne demanderait de toutes façons pas l’avis), Iran, Turquie et Syrie de laisser leurs régions kurdes tisser des liens politiques économiques et culturels, laissant émerger une sorte de Kurdistan dans le respect de l’intégrité territoriale des Etats susnommés. Evidemment ça sonne bien, on dirait une Eurorégion : il reste qu’il est nettement plus facile de convaincre la France et la Belgique de laisser Nord Pas de Calais et Wallonie signer des contrats que de faire se réunir Ahmadinedjad, Bachar El Assad et Erdoğan pour parler d’autre chose que de coordination de la répression. Apo tient pourtant dur comme fer à son idée, et s’emporte contre les Kurdes syriens qui ont le mauvais goût de s’insurger au Newroz 2004 à Qamilso : Les Syriens sont de bons gars, Öcalan a « mangé leur pain », et, malgré son lâchage spectaculaire en septembre 1998, leur voue une éternelle gratitude.

Le PKK dispose aujourd’hui d’un camp principal au nord de Suleymanye dans les monts Kandil. Ses troupes semblent transhumer entre Irak et Iran. Son camp irakien est une « vitrine » très prisée des journalistes, qui se voient offrir de véritables visites guidées : un article type décrit généralement le fait qu’il y a beaucoup de femmes, des portraits d’Apo partout, et un terrain de volley où garçons et filles jouent joyeusement. Quelques uns notent tout de même que les combattants sont effroyablement maigres et ont une fâcheuse tendance à répéter les mêmes phrases dans le même ordre, ce qui laisse soupçonner une éducation politique poussée. Quant au chiffre de 5000 combattants, invariablement cité par les Turcs et le PKK lui-même depuis 1999, il est difficilement vérifiable. Depuis la reprise des combats contre l’armée turque (à base de courageuses mines télécommandées et d’enlèvement- relâchements de maires, policiers et conscrits), une grande partie des forces du PKK a de plus réinfiltré la Turquie.

jeudi, janvier 19, 2006

Hassankeyf sous les eaux?

Avouez que ce serait dommage...mais Siemens en a très très envie!




Charmant Türbe Seldjoukide n'est il pas? La restauration à base de carrelage de toilettes l'est nettement moins...Quand on a contre soi Siemens, le gouvernement turc , et des restaurateurs qui restaurent à la pelleteuse...
Je jette une photo des criminels à la foule hostile, ca leur fera les pieds.

Scènes de rue à Hassankeyf. Comme tout le Sud-est, le village est frappé par un fort chômage, et espère beaucoup du tourisme. Le barrage aiderait évidemment à noyer le problème...


Oups, et Hassankeyf

Me rend compte fort opportunément que je n'ai pas encore publié de photos d'Hassankeyf...même si vous trouverez probablement la ville dissequée sous toutes ses coutures sur le site de Roxane, je tiens à participer aussi. Voilà donc quelques vues de cette petite merveille en sursis...


Le pont (promis à être submergé)

Image Hosted by ImageShack.us

Coucher de soleil sur le Tigre...

Image Hosted by ImageShack.us

Ch'tis n'enfants kurdes (?). J'avoue qu'en voyant le blondinet j'ai un doute. Je soupçonne un lointain ancêtre normand, peut être de la cour du comté d'Edesse pendant les croisades...


Il est mignon celui-la...mais les cernes sous les yeux traduisent une mal nutrition préoccupante...

Celui-la a passé exactement 1h à me regarder comme ça, entre Hassankeyf et Midyat! Je devais avoir l'air particulièrement méchant...

Maden Dagi, un film qu'il donne envie de le voir.



En manque de turquie et de kurderies? Voilà un petit résumé de film objectif et impartial par Ismail, un expatrié qui vit en Turquie depuis 2 ans. Pris au piège en famille lors du Bayram, il doit affronter le spectacle décrit ci-dessous...Sortez les mouchoirs, et dites vous que le film du dimanche soir sur TF1 n'est finalement pas si mal...

Ca s'appelle "Maden dağı" (1978). L'acteur principal est un chanteur kurde Izzet Altınmeşe (dans le film il a pas de moustache, mais si vous faites une recherche sur google vous verrez que sur ses pochettes de disque il en porte et que le doute sur ses origine n'est des lors plus permis !).

Alors c'est l'histoire d'une famille endettée aupres de l'ağa du village. Ils ont une fille, Rabiha, et une sorte de fils adoptif. Alors l'Ağa veut se marier avec la fille mais bien sur elle ne veut pas ! L'Ağa arrive a convaincre la mere par l'apport d'une mega-dot mais le pere est plein de beaux principes et ne veut pas marier sa fille de force. Jusqu'au jour ou l'ağa lui dit : "soit tu paye ta dette, soit tu donnes ta fille"

Bon alors la on commence a decouvrir que le fils adoptif (Izzet Altınmeşe) est amoureux de la fille. Alors il s'endette et va payer la dette du pere aupres de l'Aga en lui demandant de les laisser tranquille. L'Aga est furieux et fait meme executer un autre pretendant.

Bon apres ca on decouvre que la Rabiha est aussi amoureuse de Izzet (le fils adoptif, vous suivez ?). Alors ils en parlent au pere et il est d'accord. Tout va bien alors ! Mais non, impossible que tout aille bien, on est dans un melodrame pas un conte de fée !

Izzet est maintenant endetté et doit aller travailler a Istanbul pour rembourser ...

Donc on fait le point au milieu du film :

- Izzet est resigne et part a Istanbul ou il gagne sa vie comme chanteur (c'est son vrai métier dans la "vraie" vie)

- La fille (qui pleurniche depuis le debut du film) attend son retour dansla peine.

- Le pere est solidaire et compatissant envers les fiancés.

- L'Aga est fou de rage et jure de trouver un moyen pour avoir la fille

-La mere, tres portee sur l'argent (c'est le personnage clé du drame), prefererait l'Ağa qui est un meilleur parti et complote avec lui en secret.

Si j'etais salaud je vous raconterai pas la fın mais je suis gentil !

Izzet chante dans un cabaret et devient aveugle (si, si, serieux !). Un client medecin prend pitie de lui et le soigne et il recouvre la vue (n'y voyez cependant pas la trace du moindre espoir). La femme du medecin (enfin c'est ce que j'ai compris) tombe platoniquement amoureuse de Izzet et assiste a tous ses spectacles.

Izzet reste fidele a sa fiancée et envoie de l'argent a sa famille, M A I S la mere intercepte le courrier et le detruit et empoche l'argent (et se fait traiter de sorciere par les telespectatrices !)

Le pere et la fille se demandent pourquoi Izzet ne donne pas de nouvelles et le pere monte a Istanbul. Il retrouve discretement Izzet et le voit en compagnie de la femme du medecin (je vous rappelle qu'il y a rien entre eux !). Le pere interprete mal ce spectacle et croit qu'Izzet les a oublie et en rentrant au patelin dit qu'il est mort.

La fille pleure tout ce qu'elle peut mais finalement c'est le destin, elle doit se marier avec l'Ağa, la mere jubile !

Le mariage est organisé, la fille traverse le village sur un cheval, tout le monde est désolé et un villageois fait tres justement remarquer que "ce mariage ressemble a un enterrement".

Alors la on est dégouttés et boulversés. Les suicidaires doivent immédiatement se déconnecter avant de lire la suite !

Bon alors le pire :

Izzet comme par hasard revient au village le jour du mariage (il est pas au courant tu parles !)

Quand il arrive chez lui, la fille est deja en route vers la maison de l'Ağa. Le facteur assiste aux retrouvailes du pere et de Izzet et réalise que "bon sang mais c'est bien sur la mere qui a tout fait foirer". Il raconte tout a Izzet et au pere qui se reconcilient. Le pere donne une arme dit a Izzet d'aller recuperer sa fiancée avant qu'il ne soit trop tard !

1/ Le pere rentre a la maison et etrangle sa femme (c'est bien fait pour elle )! "uuuh ! onun cezası !)

2/ Le pere est cardiaque et ces emotions lui font prendre une attaque qui le foudroie sur place

3/ Izzet arrive devant la maison de l'Ağa au moment ou la fille arrive devant la porte. Il abat quelques hommes de l'Ağa (on s'en fout d'ailleurs, pourtant ils ont rien fait !)

4/ l'Ağa sort de la maison et comme c'est un gros balourd tire sur Izzet mais le rate et plombe la fille !

5/ Izzet qui est plus adroit abat l'Ağa (bien fait pour lui aussi mais ca va pas faire revivre la fille !)

Et voila, c'est malin, la fille agonise dans les bras d'Izzet en le suppliant de ne pas l'amener a l'hopital sinon il va se faire arreter ! Le pauvre !

Bon voila j'en ai la chair de poule rien que d'y repenser. Mwahahahahaha ! Surtout ne faire aucun commentaire désobligeant a la fin du film en présence de femmes kurdes sous peine d'etre soupconné de faire du mauvais esprit ! Moi ? Non jamais !

jeudi, janvier 12, 2006

Budapestban vanyok!

Eh oui me voila à Budapest. Plus grand chose à voir avec "chroniques de beyoglu" mais je n'ai pas envie de créer un autre blog...pour rester dans l'esprit voila quelques photos de la tombe de Gül Baba, Derviche Ottoman originaire de Merzifon, envoyé par Soliman fonder un couvent de Bektasi dans la nouvellement conquise Budapest, et mort en 1551 lors d'un affrontement avec des résistants hongrois. On dit qu'il est mort de ses blessures pendant le premier culte musulman célébré à Buda...On dit aussi que Soliman lui même a assisté à ses funérailles et a porté le cercueil...

Sa tombe, propriété du gouvernement ottoman puis turc, est "le lieu de pélerinage le plus septentrionnal de l'Islam". Ca doit expliquer le fait que je croise 3 familles turques sur le chemin et que tout les panneaux soient sous titrés en turc! (ce qui m'aide pas mal)...rien de bien transcendant, mais le cadre, au sommet des collines avev vue sur le Danube, sur Pest et sur la vieille ville de Buda est reposant...atmosphère paisible, et gardien très causant une fois acquittés les 500 forints (2 euros) du billet d'entrée. Il est dommage que je le visite en Hiver, le jardin de rose doit être magnifique au printemps!

Autre souvenir de l'occupation Ottomane (jusqu'en 1686), les bains de Kiraly, situés non loin de la tombe de Gül Baba....un poil décevants, mais il est vrai que je ne me suis pas (encore) aventuré à l'intérieur. Pour info la Hongrie a été libérée des Turcs entre 1683 (échec devant Vienne) et 1717 et le traité de Karlowitz. Autant dire qu'ils auraient du y réfléchir à deux fois puisque c'était pour passer directement sous tutelle autrichienne. Et toc.



Et...c'est à peu près tout! La présence turque n'a pas laissé beaucoup de traces, si ce n'est un goût prononcé pour le café. Une fois n'est pas coutume je m'offre un quatre-heure dans le café Gerbeaud, équivalent historique de Markiz à Istanbul ou de Florian à Venise...bah leurs gateaux sont pas mauvais, faut avouer. Après une nouvelle tentative dans un Kavéhaz de la vieille ville de Buda, je confirme: c'est même très bon. Faudra pas abuser...

samedi, décembre 24, 2005

Et de Trois...

Désiré, 17 ans, de la province de Bujumbura Rural au Burundi, tutsi victime du génocide de 1993 a été reconnu réfugié il y a deux jours par le UNHCR. C'est donc un 3 sur 3 pour les Burundais que j'avais vu débarquer en Aout, "évadés" des Universiades d'Izmir. Une bonne nouvelle pour Noël ;o)

jeudi, décembre 22, 2005

Le Mot inconnu, par Roshanak Ostad...


Une bonne idée sortie sur Paris (et oui, un mois dans ce bled et je me mêle déja de donner des conseils), le centre culturel Pouya, situé 48 bis qui de Jemmapes à Paris. Une sorte d'institut culturel iranien "alternatif" tenu par un digne iranien joueur de Daf (Monsieur Abbas) et son frère (Monsieur Ali). Belle bibliothèque, large choix de disques iraniens et kurdes, et possiblité de se poser dans un cadre chaleureux pour savourer un bon thé persan parfumé et une glace à la pistache...

Tout à fait acessoirement c'est aussi ici que mon amie Roshanak fait sa première exposition en France, "le mot inconnu". Elle présente des oeuvres récentes et moins récentes réalisées en France et en Turquie, essentiellement des calligrames à partir de ses poèmes en persan. Evidemment vous allez me dire "on y comprend rien c'est dommage". Certes, mais comme je l'aurais dit moi même si elle ne l'avait pas dit avant "On peut apprécier une chanson sans en comprendre les paroles". Et toc. Celà laisse de plus la place à l'imagination...




Encore 2 bonnes semaines pour en profiter...pour d'éventuels acquéreurs voilà l'adresse de l'artiste... roshangar@gmail.com


mercredi, décembre 07, 2005

YOUPI!

Pour un début c'est un beau début! Deux des Burundais qui sont arrivés à Istanbul en Aout et dont j'ai mené le dossier avec ma collègue Pilar viennent d'être reconnus réfugiés par le UNHCR. 3 mois de recherches ultra pointues sur le Burundi, des heures et des heures d'entretiens à essayer d'écrire un témoignage cohérent, 25 sessions "d'aide psychologique" à traduire des horreurs (le pire ayant été je crois la description d'une femme tutsie éventrée au foetus arraché par les massacreurs) à une psychologue obtue...et j'ai dû quitter Istanbul juste avant leur "interview" à Ankara, pour laquelle je les avais préparé en essayant de ne pas laisser le moindre détail au hasard...j'avoue qu'un rejet m'aurait bien déprimé, mais la réponse ultra rapide (moins de 2 semaines) d'Ankara est une bénédiction pour mes deux "protégés" Ferdinand et Léopold. Ils ne sont évidemment pas au bout de leurs peines puisqu'il leur faut maintenant être acceptés par un "pays de réinstallation" (resettlement country), la Turquie n'acceptant pas d'intégrer des réfugiés non européens...en tous cas je n'ai qu'un seul mot "YIPEEEEE"