vendredi, mars 21, 2008
jeudi, mars 20, 2008
Quelques nouvelles
Bonjour tout le monde.
Tout va bien pour moi, j'ai totalement décroché de l'actualité turque et ça va, je n'ai pas les mains qui tremblent, je ne perds pas mes cheveux, la vie continue.
Je me suis lancé dans un blog à quatre mains avec un camarade de promo et glob trotter, dont vous pouvez découvrir le blog de voyages ici.
Notre nouveau blog visera à parler des "conflits oubliés", guerres gelées, fronts figés, républiques auto-proclamées et autres "terres grises" de ce bas monde.
Je vous encourage à lire le premier article, posté par mon camarade sur son sujet de prédilections, les Karens, qui valent bien les Kurdes dans la catégorie minorité têtue et déchirée.
Qui m'aime me suive donc, pour "CHRONIQUES DES TERRES GRISES"

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mercredi, janvier 23, 2008
Tête de turc contre Penn-Kalet
«Je ne lâcherai pas. Aujourd’hui, dans un an, dans dix ans, dans vingt ans je serai toujours là et je leur ai dit les yeux dans les yeux: si vous avez une tête de Turc moi j’ai une tête de Bretonne.» Et explique son refus du deal proposé par l’armateur: «Je ne les laisserai pas faire. Mon mari est resté à la barre de son bateau et a sauvé son équipage. Accepter des choses comme un arrangement financier serait contraire à notre morale. On n’a pas été élevés comme ça, pour de l’argent. Je ne trahirai jamais mon mari.»
Incapables de régler depuis plus de 80 ans leur problème de minorité têtue et bornée, les Turcs viennent d'en découvrir une autre...
Dalc'h Mat Yvette! (tiens bon!)
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Tom
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lundi, janvier 21, 2008
Bretagne et Islam
Je reproduis ici un bien bel article déniché sur le site de l'ABP (Agence Bretagne Presse)...
Finalement, les choses ne s'étaient pas trop mal passées et les Bretons, comme les autres Européens, s'étaient accomodés du nouvel ordre politique et religieux.
Le seul problème sérieux pour les Bretons (et pour bien d'autres Européens) avait été l'interdiction totale, sous peine de mort, de la production et de la consommation de viande de porc. Une poignée d'irréductibles Bretons était cependant passée outre et, dans le plus grand secret, quelques résistants courageux avaient pu sauver quelques cochons qu'ils élevaient dans des coins perdus des Montagnes Noires et des Monts d'Arrée. Ils avaient conservé le secret des merveilleuses cochonailles que l'on produisait autrefois dans toutes les fermes de Bretagne et ils avaient osé se remettre, toujours dans la clandestinité, à fabriquer du boudin, des rillettes, du pâté et toutes sortes de délicieux produits interdits, d'abord pour leur consommation personnelle, puis pour des parents, des amis, des voisins et, de proche en proche, beaucoup d'autres mauvais musulmans... Un incroyable trafic s'était peu à peu organisé à travers tout le pays. Les janissaires avaient bien bien fait quelques prises, procédé à des arrestations, suivies d'interrogatoires musclés, et les tribunaux islamiques avaient prononcé des peines de plus en plus lourdes. Le trafic n'avait pourtant cessé de s'amplifier et il allait bientôt lézarder l'ordre islamique dans toute l'Europe et provoquer son écroulement final...
Ce roman en forme de fable légère ne se voulait nullement prémonitoire et le médecin général Léon Lapeyssonnie qui avait plutôt un esprit voltairien, mais qui ressentait surtout une grande affection pour les populations du Sahel et d'Afghanistan, dont il avait longtemps partagé la vie, voulait surtout conjurer par l'humour les peurs etr les angoisses de beaucoup de nos compatriotes devant la supposée montée de l'Islam et l'arrivée de nombreux immigrés turcs, algériens, marocains et autres dans une Bretagne devenue peu à peu une terre d'immigration...
Il y aurait aujourd'hui en Bretagne entre 200 000 et 250 000 musulmans, ce qui est relativement peu par rapport à bien d'autres régions de l'hexagone, où ils seraient désormais au total entre 6 et 8 millions. Dans l'ensemble, l'intégration de ces nouveaux Bretons se passe assez bien, mais, en Bretagne comme ailleurs, il se pose pour tous ceux qui veulent pratiquer leur foi, un problème de structures d'accueil. Il existe aujourd'hui en France moins de 1 800 mosquées ou salles de prière alors qu'il en faudrait beaucoup plus pour répondre aux besoins. C'est aussi le cas en Armorique.
Il y a actuellement des centres culturels islamiques à Ancenis, Brest, Châteaubriant, Guingamp, Lanester, Lorient, Nantes, Quimper, Rennes, Saint-Brieuc, Saint-Herblain, Saint-Nazaire, Vannes et sans doute encore ailleurs; d'autres sont en projet.
L'une des premières mosquées de Bretagne a été ouverte en 1980 à Nantes, dans le nouveau quartier de Malakoff, en bordure de la Loire, sous la municipalité Chenard (1977-1983). La mosquée Al Forqan, qui est largement ouverte à la visite, a été installée dans une ancienne chapelle catholique dédiée à saint Christophe, désaffectée après l'ouverture de la nouvelle église paroissiale Saint-Marc en 1970. Depuis, deux autres centres culturels islamiques ont été créés dans l'agglomération nantaise.
À Rennes, le premier centre culturel islamique a été créé en 1983 sous la municipalité Hervé en ZUP sud, en dépit de la vive opposition d'un certain nombre de personnes et de groupes; après un quart de siècle d'existence, on ne peut que constater une parfaite intégration de ce centre dans un quartier où vivent en harmonie de nouveaux Bretons originaires de nombreux pays du monde et partageant des cultures et des religions ou philosophies très diverses. Un deuxième centre islamique a été ouvert à Rennes à la fin de 2006, sans faire la mondre vague... Il y a bien eu encore ici ou là quelques actes de malveillance isolés, des inscriptions xénophobes, une attaque contre la salle de prière de Quimper, mais globalement l'existence de ces lieux de rencontre et de pratique religieuse, particulièrement intense au moment du ramadan, ne pose pas de réels problèmes .
L'histoire des relations de la Bretagne et des Bretons avec le monde musulman est une longue histoire qui n'a pas encore fait l'objet d'aucune grande étude d'ensemble. Cette histoire a été longtemps une histoire conflictuelle. Des Bretons ont participé à la reconquête de la péninsule ibérique : un frère de Nominoë aurait combattu contre les Musulmans à partir des derniers petits bastions chrétiens des montagnes du nord de l'Espagne, des Bretons ont participé à la reprise de Lisbonne et encore à la prise finale de Grenade en 1492. Les Bretons ont surtout été nombreux à participer aux croisades (en breton « Brezelioù ar Groaz », les guerres de la croix) en Orient, en Palestine, en Égypte et à Tunis; plusieurs ducs de Bretagne y ont participé en personne; ces vastes campagnes militaires de l'occident chrétien contre l'orient musulman ont été aussi l'occasion de rencontres et d'échanges, ainsi que l'a bien mis en valeur l'historien Jean-Christophe dans son récent livre « L'Orient des Bretons du Moyen Âge » (Ar Falz, 2007, 267 pages)...
Les activités maritimes bretonnes ont été gênées jusqu'au XVIIIe siècle par les attaques des pirates barbaresques dans l'Atlantique, parfois tout près de nos côtes, et de nombreux marins bretons faits prisonniers se sont retrouvés vendus comme esclaves sur les marchés d'Alger, de Tunis ou de Salé. Les États de Bretagne, prédécesseurs du Conseil régional, ont dû voter régulièrement des sommes importantes pour le rachat de la liberté de Bretons réduits à l'esclavage en terre d'Islam... Des marins bretons ont mené plusieurs fois des attaques militaires contre les « nids » des pirates barbaresques en Afrique du Nord.
Mais il y a eu aussi, il faut le souligner fortement, des Bretons qui se sont pris de passion pour la civilisation musulmane et qui ont été des « passeurs » entre les terres d'Islam et l'Occident. Le Vitréen Claude-Étienne Savary (1749-1788) fut l'un des plus remarquables d'entre eux. Il séjourna pendant trois ans en Égypte et maîtrisa bientôt parfaitement la langue du pays, puis il passa deux années dans les îles grecques, alors sous domination turque. De retour en Europe, il se consacra dès lors à la publication de ses travaux et, en 1781, il fit paraître une belle traduction du « Coran » (qui devait être rééditée en 1798, en 1821 et encore en 1829). En 1784, il réunit les plus belles pensées du Coran sous le titre « Morale de Mahomet ou Recueil des plus pures maximes de Mahomet », avant de faire paraître en 1785, puis 1798, ses fameuses « Lettres sur l'Égypte » (qui ne quittèrent pas Bonaparte pendant l'Expédition d'Égypte). En 1789, peu après sa mort, on fit paraître « Les amours d'Anas-Eloudji » et « Ouardi, conte traduit de l'arabe » et ce n'est qu'en 1813 que fut publiée sa « Grammaire de la langue arabe vulgaire et littérale » qui avait pour principal objectif de permettre aux voyageurs et commerçants de comprendre et parler l'arabe...
Pour terminer ce survol trop rapide, on doit rappeler que c'est en Bretagne que se rencontrent chaque année, depuis plus de 50 ans, croyants chrétiens et musulmans dans une prière commune, le dernier dimanche de juillet, au hameau des Sept Saints, à l'issue du pardon annuel. Cette rencontre entre chrétiens et musulmans est sans doute unique en Occident; on en doit la création, en 1954, au grand orientaliste Louis Massignon (1883-1962), professeur au Collège de France, spécialiste de la mystique de l'Islam et passionnément attaché à la Bretagne. Il avait été frappé par le fait qu'on vénérait en Bretagne depuis des siècles les sept jeunes martyrs chrétiens d'Éphèse (dont une belle gwerz en breton relate longuement l'histoire), les mêmes qui figurent dans la sourate 18 du « Coran », qui est lue dans tout le monde musulman lors de la prière du vendredi.
Ce symbole très fort peut aider à vaincre la peur de l'autre et favoriser le dialogue entre tous. Il ne s'agit pas de faire table rase de notre histoire et de notre identité comme dans le roman de Léon Lapeyssonie, mais, en restant nous-mêmes, de nous connaître et de nous reconnaître. Cette ouverture aux autres cultures est précisément une des composantes fondamentales de l'identité bretonne.
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lundi, janvier 14, 2008
La news utile du jour
Trouvé sur le site "Novaplanet"
Le plus beau mot du monde…est turc.
Des amateurs linguistiques de plus d’une soixantaine de pays se sont réunis et ont proposé pas moins de 2500 mots pour élire le plus beau mot du monde, répondant ainsi à l’appel de la revue allemande Kulturaustausch (Echanges Culturels).
Le grand gagnant est le mot turc « yakamoz », signifiant le « reflet de la lune dans l’eau », l’emportant ainsi devant le mot chinois « hulu », désignant un « ronflement harmonieux ».
« Teçe kular », comme on dit là-bas (merci).
Superbe performance de l'auteur de l'article, qui parvient à massacrer sans scrupules le seul mot de turc dont il a vaguement entendu parler.On suppose que "Teçe Kular" remplace "TEŞEKKÜRLER?"
Mer Scie Bien Cul! Comme on dit en français...
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samedi, janvier 12, 2008
Site à voir
J'ai toujours une bonne flemme d'écrire, et je me tiens loin de l'actualité turque. Il se passe quelque chose?
Je vous conseille en attendant ce blog prometteur, créé par un disquaire nancéen, visiblement aussi gaga que moi d'un certain style de musique turque, pas de l'arabesk dégoulinant, pas du Sezen Aksu déprimant, mais la nouvelle scène de Beyoglu, qui n'en finit pas de produire perle après perle...
Ca se passe ICI
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mardi, janvier 01, 2008
Bonne annee 2008
Ce blog sera probablement au ralenti et s'eloignera je l'espere des thematiques politiques... ma bonne resolution 2008 sera de ne plus me prendre le chou avec des sujets qui au final ne me concernent pas, et des debats repetitifs qui me font serieusement douter de l'utilite de l'exercice...coup de barre peut etre?
Boldog Uj Evet et Bloavez mat, comme on dit en bretonno-hongrois!
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vendredi, décembre 21, 2007
La laïcité en danger
"La république laïque a longtemps sous-estimé l'importance de l'aspiration spirituelle"
"Ce que j'ai le plus à cœur à vous dire, c'est que, dans ce monde obsédé par le confort matériel, le pays a besoin de croyants convaincus qui ne craignent pas d'affirmer ce qu'ils sont et ce en quoi ils croient".

Un athée, un musulman, un juif, un boudhiste, doit-il encore se reconnaître dans cette France qui fait, par la voix du chef de l'Etat, de ses racines chrétiennes un horizon indépassable? Personnellement, quand je vois le président de la république faire allégeance au Pape, je vois 20 générations de rois de France gallicans se retourner dans leur tombe... on est loin du temps ou les émissaire de Philippe le Bel retournaient une bonne mandale à un Pape récalcitrant.
Bientôt, le rétablissement de l'enseignement relgieux dans les écoles publiques, et la mention de la religion sur la carte d'identité. Tout français sera considéré d'office comme Catholique. Et Sarkozy aura de plus en plus de mal à justifier son rejet de la Turquie, Etat faux laïc et vrai jacobin, si semblable à son pays soeur la France...
Et si cela n'était qu'une vaste blague? Dans la délégation accompagnant Sarkozy sur la tombe de Jean-Paul II, se trouvait Jean-Marie Bigard. La vrai question est: a-t-il posé ses couilles sur le marbre?
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jeudi, décembre 20, 2007
Ya sev, ya Terket, oui, mais...
Fazil Say, pianiste turc génial et reconnu internationalement, aurait été parfait pour ce rôle. Son interview dans le Süddeutschezeitung a provoqué une tempête dans un verre d'eau en Turquie : à l'en croire, les derniers bastions de la civilisation tombent sous les coups de boutoir des hordes islamistes anatoliennes... dernier avatar en fait de l'incompréhension féroce qui oppose la bourgeoisie laïque occidentalisée réfugiée à Sisli ou Nisantasi, Izmir ou Ankara, et le reste de la Turquie.

"“Nos rêves pour la Turquie se sont partiellement effondrés, toutes les femmes de nos minitres portent le foulard...Les islamistes ont gagné. Ils sont à peu près 70% et nous 30%. Je songe à aller m’installer ailleurs"
Comme le dit déja Guillaume sur son blog, c'est encore une fois "eux contre nous", le coté lumineux contre le côté obscur (je me sens très geek aujourd'hui).
Fazil Say s'excuse aujourd'hui, et dit que ses remarques ont été mal comprises. C'est fou comme ça arrive souvent ses choses là. Et comme toujours ce n'est pas "j'ai dit une connerie", mais "vous m'avez mal compris"...
Il est vrai qu'avant l'arrivée de l'AKP, la Turquie était un pays rêvé, et si les femmes de ministres ne portaient pas le voile, ceux ci se pressaient pourtant aux obsèques des leaders fascistes et détournaient des sommes faramineuses. La Turquie n'était pas menacée par l'islamiste quand les militaires ont imposé l'enseignement religieux et l'identité "turco-sunnite" comme base indépassable de la nation turque. Bref on tourne en rond.
Fazil Say est poursuivi par le ministre de l'éducation, qu'il a accusé de supprimer l'enseignement musical. Celui ci affirmé avoir augmenté de 30% le nombre de professeurs, et l'attaque donc pour diffamation.
On aimerait savoir si Fazil Say s'est ainsi insurgé quand les chanteurs kurdes ou de gauche étaient attaqué pour divers motifs séparatisto-terroristes. Mais probablement étaient-ils inclus dans sa tête dans le "EUX"? Quid de Sivan Perwer ou Ahmed Kaya (mort en exil)? Il ya quelques semaines, des étudiants kurdes ont été passés à tabac à Sakarya pour avoir porté un t-shirt à la mémoire de ce dernier...

Je trouve la colonne de Hüseyn Gulerce dans Zaman mignonne tout plein. Evidemment, cet immonde fourbe doit avoir un agenda islamiste caché.
Orhan Kemal Cengiz, dans le TDN, résumé en quelques lignes l'essentiel du problème.
Actually if you look at the history of the Turkish Republic you can observe clearly that Turkish state assumes the role of "atheis" when it deals with its Muslim citizens and the role of "Sunni Muslim" when it relates with its non-Muslims and Alevi citizens.
On ne peut pas mieux dire. En Turquie, il ne faut pas être chrétien, converti, athée, alevi. Il ne faut pas non plus être trop musulman. Il ne faut pas bien sur pas être kurde. Ceux qui parviennent à se forger une identité malgré ces restrictions, représentent le "NOUS". Les autres, le "EUX".
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mardi, décembre 18, 2007
Champagne :)
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Vues de Mongolie...
Les Petits Mongols sont moins prompts à la déconne et à la grimace que les petits Kurdes, mais tout aussi photogéniques... Ces images ont été prises dans des "Kindergarten" gérés par des ONG à Ulan Bataar et dans la localité dont j'ai parlé plus bas...
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lundi, décembre 17, 2007
La Turquie à la remorque...
Un couple de britannique, Heather et Ted Shephard, s'est retrouvé dans une situation surréaliste en tentant de rejoindre la Grande-Bretagne par la route depuis leur résidence turque d'Altinkum, petite localité située sur une péninsule à l'ouest d'Izmir et comptant une forte communauté venant de la perfide Albion.
Venus en Turquie par le chemin inverse, avec toutes leurs possessions dans une remorque à deux roues accrochée derrière leur voiture, ils ont voulu rentrer chez eux pour Noël. Victime d'une crevaison, ils ont du changer leur roue à Edirne, et se sont finalement fait voler leur remorque, vide.
Qu'à cela ne tienne, ils ont tenté de passer la frontière... se heurtant au refus ferme des douaniers: ils sont entrés en Turquie avec une remorque, ils doivent ressortir avec une remorque. Celle-ci n'a pas besoin d'être la même, mais il faut une remorque...
Une "bonne âme" rencontrée à Edirne leur a finalement refourgué une remorque similaire pour la coquette somme de 170 £, environ 250 euros. Laquelle fut lâchement abandonnée en Bulgarie...
Il n'y a pas vraiment de règle en Turquie, si ce n'est que le port de l'uniforme rend souvent très con. On peut élargir, en disant que lorsque certains Turcs se voient attribuer une parcelle d'autorité, ils en font souvent un usage tatillon et horripilant... on pense ici au "Yasak" automatiques des vigiles, policiers, balayeurs qui voient sortir un appareil photo... ou à l'autre courge d'étudiante qui voulait nous empêcher de prendre des photos du site d'Hassakeyf en Aout 2005!
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Frappes Chirurgicales
Villages détruits, au moins un civil tué, et probablement pas la moindre perte dans les rangs d'une guerrilla bénéficiant de souterrains aménagés et inexpugnables, dans lesquels, comme le disait si bien un responsable des renseignements turcs à la retraite, "les terroristes jouent de la musique bien à l'abri pendant que nous les bombardons"

Si la Turquie se vante d'avoir touché des cibles rebelles, les officiels kurdes de la région affirment que le PKK, pas fou, avait plié bagage des semaines avant les frappes, et que ce sont essentiellement des villages kurdes irakiens qui ont été détruits. Des centaines de civils ont fui leur villages pour se réfugier dans des grottes voisines... Abdullah Ibrahim, un responsable de la région de Sangasar, affirme que, si des bases rebelles se trouvent bien dans la région, elles n'ont pas été touchées par les bombes qui n'ont frappé que les villages...

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dimanche, décembre 16, 2007
Petit Bilan Mongol
La ville : Grand bleu sur Youbi vendredi, et ça change pas mal de choses. Quand la température monte, la fumée et la pollution montent également, et permettent à la ville de respirer un peu mieux. L'horizon se dégage, et on se rend compte qu'en effet, Youbi est entourée de montagnes grises et bleues. Le sentiment d'oppression disparait peu à peu, et on se dit qu'on reviendrait bien jeter un œil en été.
Vendredi matin, départ pour une localité située à une quarantaine de kilomètres au Sud d'Ulan Bataar. Dès les frontières de la villes franchies, le paysage est à couper le souffle... troupeaux de moutons dans la steppe, tentes parsemées... absence totale d'arbre et végétation se résumant à quelques touffes cramées émergeant d'une fine couche de neige (eh oui, il fait moins froid donc il neige), qui suffisent visiblement à nourri les moutons, vaches très poilues et petits chevaux trapus qui se comptent par dizaines de millions en Mongolie (population 2,5 millions). La ville que nous atteignons compte quelques milliers d'habitants. Construite par les Soviétiques, elle comptait de nombreuses fabriques de ciments et de briques, dont la plupart ont fermé après 1990. L'architecture correspond à l'image que l'on peut se faire de la Sibérie: petites maisons de bois colorées serrées contre les autres et protégées par des palissades. Une ambiance très "Far East", ville champignon poussée au milieu de nulle part. Trois soeurs sud-coréennes tiennent une école, accueillant les enfants dont les parents ne peuvent payer l'éducation et la matériel scolaire.
Coupée de tout, dépourvue d'emploi, la ville semble pourtant plus vivable que les faubourgs d'Ulan Bataar, composés en majorité de tentes traditionnelles (les Ger) entassées sans électricité ni eau courante. Des conditions déplorables auxquelles s'ajoutent l'alcoolisme et la violence familiale... théorie intéressante développée dans "History of Mongolia" par un intellectuel nommé "Baabar" (sic): c'est l'ingénierie sociale promue par les soviétiques à partir de 1921 qui est à l'origine des problèmes des femmes en Mongolie. En détruisant le cadre de la famille traditionnelle, dans lequel la femme était puissante et respectée, le bolchévisme a fait de la femme mongole la victime de violences domestiques qui n'existaient pas auparavant... le mirage de la capitale, autour de laquelle s'entassent d'ex nomades ayant parfois vendu leur troupeau pour s'installer là, est comparable à celui de l'Europe ou de la Corée du Sud, vers lesquelles se dirigent des milliers de Mongols trompés par les "passeurs" auprès desquels ils s'endettent pour plusieurs milliers d'euros...
Les gens : Une lecture de l'histoire de la Mongolie au XXème siècle permet peut-être de comprendre pourquoi il est rare de voir un sourire sur un visage Mongol. C'est en tous cas une explication possible pour le manque total d'amabilité et de chaleur humaine que j'ai perçu dans cette ville. Celà ne semble pas être une attitude envers les étrangers : dans la rue les Mongols se rentrent dedans sans se regarder, sans sourire, sans croiser le regard. Une hostilité sourde et glaciale qui fiche franchement le bourdon. Traversant une université bondée pour rencontrer le doyen du département de science sociale, je n'ai pas vu le moindre sourire ou la moindre étincelle dans un regard... un poil préoccupant tout de même. D'après un étranger ayant couramment appris le Mongol, les Mongols ne possèdent pas dans leur langue d'expressions usuelles pour dire "merci" ou "pardon". Evidemment, après avoir trainé au Kurdistan, l'on développe quelques attentes en termes de contact humain. Je dois encore donc voyager, afin de me faire à l'idée qu'il y a des endroits ou les gens sont encore plus odieux que dans une gare de RER de banlieue parisienne.
Heureusement, la visite de deux "kindergarten" soutenus par une ONG locale me permettent de faire une provision de grands sourires et de regards ravis. Les gamins Mongols ne semblent pas toucher par le blues de leurs parents, et sont ravis de réciter de longs poèmes mongols d'une seule traite, avec petit salut digne à la fin!
Photos à venir, je dois récupérer celles prises par mes collègues. Mon appareil m'a été "subtilisé" sous mes yeux par quatre pickpockets. Petit enseignement: si vous sentez une main dans votre poche, et que vous attrapez cette main, vous n'êtes pas plus avancé quand vous ne parlez pas la langue, que tout le monde autour de vous s'en contrefout, et que vous vous dites qu'il vaut mieux laisser partir le bonhomme qui pourrait bien vous refiler un coup de lame... la même scène au Kurdistan ou en Turquie, et le voleur était pré-lynché par une foule en colère me rendant l'appareil photo avec le sourire...
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mercredi, décembre 12, 2007
Global Warming is a lie!

Après trois jours entiers sur place, je commence à avoir une vision plus large de la ville. U.B a le charme sophisitiqué d'une banlieue de Diyarbakir. Cohérence zéro, immeuble délabrés et soviétiques, avec de temps en temps des bâtiments modernes et resplendissants, témoignant d'un début de développement économique. Le traffic reste très raisonnable par rapport à Istanbul ou Tbilissi. Beaucoup de voitures neuves japonaises ou coréennes.
Théoriquement entourée de montagnes, la ville est de fait encerclée par un brouillard noirâtre qui s'ajoute à la brume glacée naturelle... cette pollution est en fait produite par les "Gir", ces tentes mongoles agglomérées tout autour de U.B... de 600 000 habitants, la ville est passée à plus de un million à la suite d'un exode rural massif de population nomades se sédentarisant autout de la ville de manière chaotique... ce petit monde se chauffe (et on ne peut pas leur en vouloir) au charbon de bois, qui produit une fumée noire et rend l'air irrespirable... Il faudrait emmener une délégation d'anti-nucléaires en voyage organisé dans le coin...
Mais le soleil transperce la brume, et entoure les tentes et les temples boudhistes d'un halo très photogénique...
Plus de photos et de récits à venir après cet avant-goût...
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dimanche, décembre 09, 2007
Aux sources de la Turquicitudité
Choqué par les allégations d'anti-turquisme primaire me concernant, j'ai décidé de frapper fort.
Je suis sur le départ: dans environ 20H, je serai à OULAN-BATOR, au pays du loup, des stèles de l'Orkhon et tout le toutim...
Des nouvelles bientôt! Kendinize iyi bakin ;)
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vendredi, décembre 07, 2007
Lagendijk vs Zana
Je choisis donc un sujet totalement consensuel : la quatrième conférence internationale sur l'UE, les Kurdes et la Turquie.
Fidèle à elle-même, Leyla Zana a notamment martelé qu'il ne saurait y avoir de solution hors d'un dialogue direct entre la Turquie et Abdullah Öcalan, le rôle duquel les Kurdes trouvent "très important et efficace dans le cadre de la paix sociale et de la fraternité entre les peuples".
Pour lui, la solution passe par un dialogue entre le DTP et l'AKP, et le PKK bloque intentionnellement la situation de peur qu'une solution puisse se faire sans lui...
Ahmet Türk, prenant ensuite la parole, a rappelé que le PKK bénéficiait du soutien de plusieurs millions de Kurdes, et que l'écarter des négociations serait improductif.
Denonçant l'AKP comme la source du renouveau du nationalisme turc (!!!!), critiquant la position anti-PKK de l'UE (???) Nurettin Demirtas, un des chefs du DTP, voit la solution dans une assemblée régionale bénéficiant d'un minimum d'autonomie vis à vis du gouvernement central. Rien à redire la dessus... la proposition d'une constitution civile sans référence à la "turquicité" semble également de bon sens pour un pays qui affirme benoitement ne pas être basé sur une ethnie. Mais il refuse tout dialogue avec l'AKP, qui fait de la condamnation du PKK par le DTP une précondition au dialogue... l'AKP a "oublié ses promesses" juste après les élections.
Un peu de mauvaise foi ici, puisque l'intensité des attaque du PKK a sensiblement augmenté après les élections, avec un paroxysme en septembre-octobre...ce qui évidemment, ne pousse pas au dialogue...
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mardi, décembre 04, 2007
Les Kurdes sont Turcs, enfin non, enfin si, mais pas tout à fait
Une bien belle initiative que celle prise par quelques Turcs hautement patriotes...

Bientôt un "nuit de cristal" avec saccage généralisé des commerces kurdes? Des affichettes "Commerce Kurde" avec un garde patibulaire interdisant aux "non-aryens" (eh ben oui, soyons logique) de faire leurs emplettes chez eux?
Sans surprise le site "Türksolu" (la gauche turque)(sob) relaie l'info!
On imagine les Kurdes décider de ne plus acheter de Renault (merci Ismail) parce que l'armée possède les usines qui fabriquent ces voitures... Après tout ils financent ainsi les armes qui viennent tuer leurs enfants et raser leurs villages...
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Tom
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lundi, décembre 03, 2007
L'unité Kurde est mal barrée
Hasan Tamoyan est le vice président de l'Union Nationale des Yezidi d'Arménie, proche du président arménien Robert Kotcharian.
Son interview est disponible ici. Le style, l'aggressivité, les contradictions éhontées et la négation obstinée du réel rappellent certains nationalistes turcs dans leurs meilleurs jours.
La thèse principale de Mr Tamoyan, largement diffusée dans la communauté Yezidi en Arménie, est que les Yezidi n'ont RIEN, mais alors RIEN à voir avec les Kurdes (ces musulmans barbares). Ils constituent une ethnie distincite, et parlent un language distinct appellé Ezediki.
Le problème c'est que l'intervieweur ne s'en laisse pas compter, et ose parler de ces Yezidis qui se considèrent Kurdes, de religion Yezidi et de langue kurmanci.
Les villages refusant des livres "Ezdiki" en alphabe cyrillique et exigeant des livres en script latin kurmanci ? jamais entendu parler. Jamais d'ailleurs entendu parler du Kurmanci en Arménie. Qui sont ces gens?
Cruelle erreur, le Ezdiki et le Kurmanci n'ont rien à voir, et le fait qu'elles soit intercompréhensibles ne prouve rien. Mr Tamoyan n'a JAMAIS entendu parler de ces prétendues sources extérieures classant les Yezidis comme des Kurdes non sunnites. Tous les universaitaires qui publient ce genre d'information n'ont qu'un seul but, anihiler les Yezidis.
Selon lui, tous les Yezidis pensent comme lui. Pas une majorité, tous. Les exemples de Yezidis pensant différemment de l'atteignent pas, tous les Yezidis pensent comme lui, point. Les exemples de villages entiers de Yezidis se considérant Kurdes, et soutenant le PKK? Jamais entendu parler. Pas de commentaire.
Mr Tamoyan accuse ensuite son détracteur de "croire en internet", l'accuse de soutenir le PKK parce qu'il a interviewé certains de ses membres en Arménie (tiens tiens, un travers bien turc ça), le menace de prévenir la sécurité arménienne qu'il fricote avec le PKK.
Bref un champion du monde, négationniste du réel, paranoïaque, d'une mauvaise foi en inox, à l'épreuve des balles. "L'Arménie est la lumière du monde Yezidi!"
Son compère Aziz Tamoyan lui affirme doctement qu'il y a 40,262 Yezidis et 1519 Yezidis "qui sont devenus kurdes" en Arménie. Le recensement donnait en fait le choix entre "Etes vous Yezidi" ou "Etes vous Kurde". On imagine un referendum donnant le choix entre "chiite" et "türkmène" en Irak, on aurait pas fini de rigoler.
Aziz Tamoyan se considère d'ailleurs comme "président de tous les Yezidis du monde" (!!!) et parle lui de "Yezideren", un language sans connection avec le Kurmanci. Les Kurdes irakiens financent d'ailleurs des kurdes pour convertir les grecs et les assyriens arméniens au "Kurdisme" dans le but final d'assimiler les Yezidis..
Ah oui au fait, le Kurmanci n'existait pas jusqu'il y a quelques temps. Un language totalement articifiel... Mais en fait tout s'éclaire : les Kurmanci sont des Yezidis qui sont devenus Kurdes!
La suite ici, moi je n'en peux plus!
Petite interview contradictoire ici pour un autre son de cloche venu d'un kurde d'Arménie...
C'est ici le "vice président du comité national yezidi" Onnik Krikorian qui s'insurge contre ces livres en Yezdiki, refusés selon lui par 11 villages sur 12. Pour lui ces livres ont été faits pour l'argent. Le Ezdiki? Du Kurmanci, un point c'est tout. C'est déja un peu plus rassurant... surtout quand parlant d'Aziz Tamoyan" il répète "c'est une honte, une honte, une honte"...
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Tom
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dimanche, décembre 02, 2007
Comme on se retrouve...
Aurais-je porté la poisse? La Turquie se retrouve dans le groupe de la Suisse à l'Euro 2008. Au delà du groupe de la mort dont la France écope, c'est ce Suisse-Turquie à domicile qui va attirer les regards... et c'est l'attitude de la presse turque, prompte à enflammer les esprits et à lancer des campagnes d'appel au meurtre et à la "vengeance nationale" qui va devoir être observée...
Les Suisses n'avaient pas été, en 2005, exempts de tout reproche. Il suffit de se souvenir des France-Suisse de 2005 et de 2006 pour se remettre en mémoire l'hostilité voire la francophobie de la presse suisse, l'arrogance des joueurs et le mauvais esprit inexplicable qui avait pourri ces matches. L'élimination sans gloire des Helvètes contre l'Ukrainn en 8eme de finale avait été, je l'avoue, une grande satisfaction personnelle.
En 2005, les sifflets suisses avaient accompagné l'Istiklal Marsi, provoquant une campagne nationaliste hystérique entre les deux tours, aboutissant au spectacle écœurant de joueurs turcs poursuivants les Suisses dans les couloirs du stade Şükrü Saraçoğlu de Fenerbahçe...L'entraîneur Fatih Terim, celui qui faisait campagne il y a peu pour lever des fonds en faveur de l'armée (qui en a tant besoin), avait largement entretenu cette hystérie et appelé ses joueurs à "casser du Suisse".
Souvenez vous...



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Tom
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