jeudi, octobre 25, 2007

La bave aux lèvres

Merci au Courrier International de donner une idée de l'état d'esprit d'une certaine presse turque, respectable et républicaine...on frôle la psychiatrie!!!



Il faut punir Barzani

Quel est donc l’interlocuteur à qui nous devons transmettre un message clair dans la situation actuelle ? Dès lors que l’on ne peut dialoguer avec ce troupeau d’assassins qu’est le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), nous devons nous adresser à celui qui est le véritable responsable de ce qui se passe maintenant. Qui cela peut-il être si ce n’est celui qui protège et héberge ces terroristes ? Dans ce cas de figure, notre interlocuteur n’est autre que Barzani. Il convient dès lors de lui faire clairement comprendre, et ce pour la dernière fois, le message suivant : “Tu as devant toi une alternative : ou tu deviens notre voisin, ou tu deviens notre cible.” Voilà le seul et le dernier discours que la République turque et l’armée turque doivent tenir à l’attention des Kurdes d’Irak : “Soit vous devenez des interlocuteurs en tant que voisins immédiats, soit vous choisissez de devenir nos ennemis.” Maintenant, c’est à eux de décider. S’ils choisissent de s’en remettre aux Etats-Unis et de devenir nos ennemis, ils auront en tout cas été prévenus. Nos canons pointent donc désormais vers Barzani, dont les structures militaires et économiques sont devenues nos cibles. Notre objectif sera alors de transformer le “rêve kurde” en “cauchemar turc”. Si Barzani s’imagine qu’il peut, en instrumentalisant le PKK, réaliser ses rêves pankurdes, alors, nous devons à notre tour lui opposer un nouveau tracé des frontières régionales. Que les Kurdes irakiens prennent bien conscience que le prix à payer pour leur “Megali Idea” [“Grande Idée”, concept panhellénique de Grande Grèce englobant une partie de la Turquie] serait bien trop lourd pour eux. Faisons-leur comprendre que, en quelques attaques aériennes, le nord de l’Irak reviendra vingt ans en arrière. Va-t-on alors voir des F16 américains s’opposer à nous ? Sachez que vous vous mettriez alors à dos l’Iran et la Syrie, auxquels on peut encore ajouter la Russie, sans oublier l’Amérique latine, votre ancienne arrière-cour qui vous déteste copieusement. Le tout sur fond de neutralité européenne.
Que l’Amérique qui se trouve à 14 000 kilomètres d’ici réfléchisse bien à tout cela. Il y a donc sur la balance d’un côté le nord de l’Irak, qui pèse trois fois rien, et de l’autre la Turquie. Dès lors qu’il choisit de mettre tout son poids du mauvais côté, l’“ancien allié” pourrait provoquer un bouleversement complet des équilibres régionaux. Dans ces conditions, la Turquie est désormais en mesure de prendre une décision historique et d’effectuer un choix global. Si on en est là aujourd’hui, c’est à cause des caprices d’enfants gâtés des Irakiens du Nord et de l’attitude fort malavisée de la superpuissance.

Ertugrul Özkök, Hürriyet

8 commentaires:

Piling a dit…

Ce qui est amusant, c'est que si, dans un scénario qui relève de la pure virtualité, les Turcs proposaient aux Kurdes d'Irak de récupérer le territoire du nord, il n'est pas sûr que ceux-ci soient enchantés et même ils se tâteraient peut-être avant d'accepter... ils ont déjà eu assez de mal à passer le cap de la "zone pdk/upk", alors se ramasser le Kuridstan de Turquie avec le problème du PKK en prime à gérer dans l'arène politique, merci... En fait pour le moment,le Grand Kurdistan c'est surtout un fantasme turc :)

Jacky a dit…

Ah mais c'est notre ami qui avait fait son coming out de soutien à Bahçeli et au MHP.

Et évidemment, ces trous de balle du Courrier, ne trouvent rien de plus intelligent que de publier ses articles.

Déjà choisir Hürriyet...

Tom a dit…

alors tu déteste AUSSI le courrier? :)

Je ne vois pas l'intérêt d'un magazine rassemblant uniquement la presse progressiste et démocratique. Je trouve au contraire excellent qu'ils citent ce genre de malades.

Jacky a dit…

Cela reste à prouver qu'ils choisissent telle presse pour montrer qu'elle est merdique. Je crois plus que c'est une histoire de contrats.

Maintenant, s'il y a un petit commentaire au-dessus en disant : "regardez comme c'est caca", alors je retire ce que j'ai dit.

Mais, c'est vrai que je n'aime pas trop le Courrier. Ca fait combien de filtres avant que l'info n'arrive aux yeux du lecteur qui croit s'informer plus objectivement sur ce qu'il se passe ailleurs ?

Ismail a dit…

Ouai et puis en plus c'est un journal petit-bourgeois anti-révolutionnaire qui vérouille les articles pour les non-abonnés.

Rien que des sociaux-traitres quoi !

Jacky a dit…

ah oui ?

je ne savais pas, je ne vais jamais sur leur site... :)

Anonyme a dit…

Je pense que Courrier International devrait avertir les lecteurs français dans un commentaire qui précède les articles de la presse turque nationaliste que le contenu de ces articles peut heurter la sensibilité des lecteurs sensés!

Haydar a dit…

Il faudrait aussi. J'achète assez souvent Courrier International et quand j'ai lu l'article j'étais sous le choc, j'espérais quelque chose de mieux de la part de C.I.

J'ai envoyé un email à la rédaction qui ne m'a d'ailleurs pas répondu. C'est désolant...